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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 11:44

 

 

A lire cette  étude de Zhou et Tung  2010 qui vise à déterminer l'influence solaire sur la température des océans, à partir des observations depuis 150 ans.

Je vous laisse découvrir la méthodologie permettant de détecter le signal solaire au cours des 14 derniers cycles solaires.

La conclusion est intéressante dans le cadre de ce qui a été dit dans l'article précédent.

Il ressort donc que l'amplitude du signal solaire sur la température de surface des océans entre 60°S et 60°N est de 0.085°C par W.m-2 de variation d'irradiance solaire soit 70% de ce qui avait été trouvé par Tung et al 2008 sur le global (terres+océans) soit 0.12°C par W.m-2.

 

Sur la période 1880-2007, le trend du signal solaire est de 0.009+-0.002°C/décennie.

Les données NOAA indiquant un trend total de 0.044°C/décennie, on peut donc estimer que le solaire est responsable de 20% de la tendance sur cette période.

 

Cette valeur est à rapprocher de la valeur indiquée dans Lean and Rind 2008 qui est de 0.007°C/décennie pour un réchauffement de 0.074°C/décennie pour la période 1905-2005 et concernant l'anomalie globale (terres + océans) soit à peine 10%.

Il faudrait voir de façon plus précise si les zones géographiques sont les mêmes.

 

Mais ce qui se confirme c'est que l'on tourne toujours autour de cette valeur de 0.1°C par W.m-2 de variation de TSI solaire pour la température globale et au fur et à mesure que les études se déroulent, elle apparaît de plus en plus robuste.

 

 

 

ci dessous la figure 1 de mise en parallèle des SST et de la TSI

 

 

fig1

 

 

 

et la figure 2 de détermination spatiale et temporelle de l'influence solaire par CMD

 

fig 2

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 16:04

 

 

 

On se souvient tous de cet hiver 2009/2010, très rude, et qui, de façon assez malicieuse, a nargué le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.

 

Certes, on ne peut suspecter nos grands dirigeants prenant des décisions concernant l'avenir de l'Humanité sous l'influence du temps qu'il fait, mais l'exemple d'Obama quittant le froid de Copenhague pour atterrir dans son pays, sous le blizzard, peut faire douter.

 

 

guardian

 

 

 

La rigueur de cet hiver a été particulièrement ressentie en Europe et plutôt qu'une litanie de chiffres, quelques images révélatrices.

 

 

Voici par exemple la carte des températures européennes de 11 au 18 décembre 2009:

 

 

europe 11-18 déc 2009

 

 

 

la photo satellite d'un Royaume Uni, entièrement recouvert de neige, le  7 janvier 2010:

 

 

 

angleterre le 7-01-2010

 

 

 

 

et les canaux hollandais gelés le 9 janvier:

 

 

 

hollande

 

 

entre autres.

 

 

Evidemment, on n'oubliera pas que tout ceci avait donné un grain à moudre facile à nos sceptiques favoris se répandant sur des médias complaisants au nom du refus de la "pensée unique", voire du respect de la démocratie, carrément.

 

 

bref...

 

 

 

 

Nous avons souvent parlé ici de cet exceptionnel minimum solaire qui s'est terminé voici seulement quelques mois.

Nous avions chiffré son influence, sur le plan global, à 0.1K par rapport à la normale (et 0.15K par rapport à un maximum solaire).

Mais sur le plan régional on suspecte, depuis longtemps, une influence solaire sur la circulation atmosphérique du nord de l'Atlantique (NAO)

 

Et  cette étude récente:

 

Enhanced signature of solar variability in Eurasian winter climate

T. Woollings, M. Lockwood, G. Masato, C. Bell and L. Gray

 

apporte des éléments très intéressants à ce sujet.

 

en voici le résumé:

 

"Nous démontrons que le flux solaire ouvert (Fs, à partir de données géomagnétiques) présente des corrélations plus fortes avec des variations de la circulation atmosphérique que les mesures d'activité solaire classiquement utilisées.

Les anomalies de la circulation sont particulièrement amplifiées sur l'Atlantique Nord et l'Eurasie, où des changements importants dans la survenue de blocages et où des variations de plusieurs degrés de la température de surface hivernale sont constatées entre les terciles haut et bas solaires.

La relation est plus forte et plus simple avec Fs, étant plus linéaire entre hivers  "haut et bas solaire".

Alors que les anomalies de circulation ressemblent  fortement à l'oscillation de l'Atlantique Nord, elles s'étendent également plus profondément en Eurasie, spécialement en haut solaire.

Cette signature distincte peut être utile pour la détection et l'attribution des changements observés et l'identification de mécanismes dynamiques."

 

précisons que "bas et haut solaires" veulent dire respectivement hivers avec basse et haute activité solaire, les basse et haute étant définis par les terciles (1/3 des plus bas et 1/3 des plus hauts).

 

 

Voici quelques graphes extraits de l'article:

 

Le premier décrit les anomalies de pressions au sol et de température pour en a) entre bas et haut solaire, en b) pour la NAO classique, en c) l'examen de la corrélation.

 

soleil-NAO

 

Il y a corrélation frappante entre influence solaire et NAO.(au point de vue des comportements)

 

 

 

Le graphe des différents indices solaires mis en parallèle avec les situations de blocage:

 

 

fig 1

 

 

 

La deuxième  étude , parue dans JGR, est non moins intéressante.


Winter 2010 in Europe: A cold extreme in a warming climate

 

J. Cattiaux R. Vautard  C. Cassou  P. Yiou  V. Masson-Delmotte  F. Codron

 

 

résumé:

 

 

"L'hiver 2009/2010 a été caractérisé par un record de persistance de la phase négative de la NAO qui a causé de sévères vagues de froid sur l'Europe de l'Ouest et du Nord.

Cet hiver, quelque peu inhabituel vis-à-vis des plus récents, s'est produit pendant et après les négociations de Copenhague.

Nous montrons toutefois que l'anomalie froide européenne de l'hiver 2010 n'était pas extrême comparée aux hivers des 6 dernières décennies, et plus chaude, en fait qu'attendue du fait de la NAO négative et des fréquences de blocage jamais observées.

Les hivers passés, analogues de l'hiver 2010, étaient associés avec des températures beaucoup plus froides.

L'hiver 2010 fournit donc une image consistante d'un évènement froid mitigé par le réchauffement climatique long terme."


 

ci dessous  différents graphes (recueillis sur ce lien ).

 

 

winter 2010 cattiaux

 

 

 

dans la figure de gauche apparaît bien l'indice NAO record de cet hiver 2009/2010

 

en bas à droite (les 3 cartes de l'Europe) avec à gauche la situation observée, au milieu ce qui aurait du se passer étant donné le NAO très bas (je suppose que c'est statistique) et à droite la différence entre les observations et ce qui aurait du se passer.

 

 

 

conclusion

 

 

Selon ces deux études, la très faible activité solaire expliquerait la rigueur de cet hiver mais, sans le réchauffement climatique, nous aurions, probablement, eu droit à un hiver d'une dureté extrême.



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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 10:09

 

Haigh 

 

 

Décidément, on nage en pleine confusion depuis les nouvelles données spectrales solaires délivrées par la mission SORCE.

Ces données indiquent en effet que la variation de flux dans les UV, lors du cycle solaire, est  4 à 6 fois plus forte que les estimations précédentes.


Mais si cette variation est en phase avec les variations d'activité, il n'en n'est pas de même pour les variations dans le visible qui seraient en opposition de phase avec l'activité.

 

Le fait que la variation dans les UV ait été trouvée plus forte semblait intéressant pour expliquer l'amplification du forçage solaire.

Amplification indispensable pour expliquer l'influence sur la température de surface, dont le consensus semblait être de 0.1°C entre un maxi et un mini solaire.

 

Hélas, une nouvelle étude de J. Haigh (voir  ici et ici) démontre, en utilisant les données SORCE et un modèle qui inclut la production d'ozone stratosphérique, que le signal global de surface devrait être en opposition avec le cycle solaire.

 

Autrement dit, lors d'un mini solaire la surface terrestre devrait être plus chaude que lors d'un maxi.

 

 

Alors, on a le choix.

 

Soit les données SORCE sont fausses depuis le début de la mission, soit le modèle de Haigh n'est pas correct, soit on se trompe depuis des dizaines d'années sur l'influence solaire réelle et sur ces mécanismes, soit même on se trompe sur les variations détectées à la surface.

 

 

Certes, on n'est plus à une incertitude près dans le domaine du climat, mais tout de même, cette confusion supplémentaire fait plutôt mauvais genre…

 

 

 

PS: il est peut-être bon de lire attentivement la conclusion de l'article

 

 

 

"Les données  SIM donnent une image totalement différente de ce qui est admis actuellement.

 Il est pertinent de se demander si cette variabilité spectrale est typique des cycles d'activité solaire, et si oui, pourquoi elle n'a pas été observée précédemment.

Il est possible que le Soleil se soit comporté de façon anormale récemment.

En effet le dernier minimum solaire a été plus faible et plus long que tous ceux observés au cours des dernières décennies et le spectre solaire a peut-être des caractéristiques différentes du fait de cette très faible activité .

Les lacunes dans notre compréhension ne seront résolues que par l'acquisition de mesures  haute résolution et long terme de la composition verticale et de la température de la stratosphère, acquises simultanément à des données spectrales correctement corrigées et calibrées.

Les observations SORCE sont, cependant, compatibles avec un changement de l'activité solaire dépendant du gradient de température de la photosphère solaire, ce qui suggère que les tendances de variation de l'irradiance suivant la longueur d'onde telles que déterminées dans le SIM devraient apparaître dans chaque cycle solaire.

Si tel est le cas, il est nécessaire de reconsidérer la compréhension actuelle des mécanismes par lesquels la variabilité du cycle solaire influence le climat: l'impact sur la stratosphère est beaucoup plus grand qu'on ne le pensait et le forçage radiatif du climat en surface n'est pas en phase avec l'activité solaire . À l'heure actuelle il n'existe aucune preuve pour déterminer si ce comportement s'est déjà produit, mais si tel était le cas lors des précédentes périodes de faible activité multi décennale, il serait nécessaire de revoir l'évaluation de l'influence solaire sur le climat et de réviser les méthodes par lesquelles elle est représentée dans les modèles."

 

 

Quand je vous parlais de confusion....

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 15:39

 

 

C'est une hypothèse d'école bien entendu.

Toutefois, il peut être intéressant de regarder ce que donnerait la baisse de température, s'il n'y avait que le forçage solaire en jeu.

On utilise ici une version simplifiée du "modèle", décrit dans cet article, en calibrant l'efficacité du forçage pour obtenir 0.1°C de crête à creux, valeur communément admise pour la variation maxi au cours d'un cycle de 11 ans "normal".

Voici ci dessous le résultat de la simulation où l'on voit que la baisse de température, au final, atteindrait les 0.3°C, soit donc dans le même ordre d'idée que lors du Petit Age Glaciaire.

 

 simul non repriseles données TSI sont de PMOD.

 

On peut noter aussi que la baisse pour 2009 atteindrait désormais 0.1°C par rapport à la moyenne sur les deux premiers cycles, et, de 2002 à 2009, la régression linéaire serait de -0.22°C/décennie.

Si nous étions en activité normale, ou moyenne, 2009 serait probablement l'année la plus chaude jamais mesurée selon les données NASA-GISS (en s'arrêtant à octobre).

 

Accessoirement, cette petite simulation nous donne quelques billes pour contrer  certains esprits retors et, à vrai dire, un peu simplets, qui affirment, entre autres stupidités et après avoir renversé quelques poubelles, que "le CO2 n'influence pas le climat puisque les températures stagnent malgré l'injection continuelle de ce gaz dans l'atmosphère".

 


 

 

EDIT: dans le contexte de cet article, voir anomalie de NOAA pour novembre 2009 et pour la moyenne 2009.

les résultats provisoires indiquent que les SST de 2009 seraient les plus élevées jamais mesurées avec 0.49°C.

Ceci donne une idée de ce que serait le climat en cas d'activité normale du soleil.

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 12:40

 

Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans l’évolution climatique globale, actuellement.

Les températures sont certes anormalement élevées mais sans plus, la banquise arctique semble se porter bien mieux que ne le laissait prévoir son épaisseur estimée, la banquise antarctique montre une forme éblouissante qui peut laisser perplexe, et notre El Niño a bien du mal à s’installer…

On essaie bien de ranimer la flamme, avec les devenues habituelles alarmes de dégagements de méthane de l'été en zone arctique (nous y reviendrons), mais rien n'y fait, tout est d’une platitude lénifiante.

Tout ?

Non, pas tout.

En témoigne cet  article paru dans EOS qui nous reparle de notre bon vieux soleil.

Il semble que, décidément, ce qui se passe actuellement sur notre astre soit très inhabituel.

Nous avons déjà parlé de ce minimum qui n’en finit pas, bien que le cycle solaire 24, comme le montre la polarité des taches solaires, ait bien commencé.

Nous sommes actuellement à 695 jours sans tâches pour un nombre typiquement de 485 jours.

 

 

Mais il n’y pas que la quantité car, semble t’il, la qualité change également.

En effet, la structure des taches ressemble de plus en plus à une structure en « pores » de plus en plus dépourvue de pénombre (ce qui entoure la zone d’ombre et qui présente des lignes de champ magnétique parallèles à la surface  solaire) et, indépendamment de la position dans le cycle, l’intensité du champ magnétique diminue très fortement.

 

Voir la courbe ci-dessous, révélatrice de cette baisse.

 

 

Bien sûr, il faut être prudent, mais il semble de moins en moins saugrenu que nous puissions aller tout droit vers un nouveau Minimum de Maunder.

Pas mal de paramètres (voir, récemment, la baisse très forte du vent solaire) convergent vers, de toute façon, un comportement complètement inhabituel du Soleil.

Il est donc possible que la période, qui commence et qui pourrait durer plusieurs dizaines d’années, vienne tempérer, quelque peu, le réchauffement anthropique.

Mais de combien?

Cela pourrait permettre, en tous les cas, de trancher, de façon définitive, sur l’importance réelle du dernier minimum de Maunder, peut-être à l’origine de ce qu’on a appelé le Petit Age Glaciaire.

 

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 11:49

Combien de temps encore va durer le grand maximum solaire actuel?



question plutôt paradoxale alors que nous sortons à peine d'un minimum d'activité solaire et que nous entamons, enfin, le cycle 24.

La lecture de cette étude, parue dans le GRL, apporte des informations complémentaires sur les grands cycles d'activité de notre étoile favorite.

C'est bien sûr à prendre avec des pincettes car on sait tous, que, dans ce domaine, les hypothèses les plus farfelues s'en donnent à cœur joie.

De plus, les statistiques ne sont pas la panacée permettant de prévoir, à coup sûr, le futur.

Tant qu'on n'a pas compris ce qui explique d'une part le cycle de 11 ans, d'autre part sa variabilité, les statistiques ne nous donneront que des probabilités, plus ou moins grandes, d'occurrence.


Enfin bref, je vous livre une traduction de l'abstract de l'étude en question.


"GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 35, L20109, doi:10.1029/2008GL035442, 2008


For how long will the current grand maximum of solar activity persist?


J. A. Abreu: EAWAG, Dübendorf, Switzerland

J. Beer: EAWAG, Dübendorf, Switzerland

F. Steinhilber: EAWAG, Dübendorf, Switzerland

S. M. Tobias :Department of Applied Mathematics, University of Leeds, Leeds, UK

N. O. Weiss :Department of Applied Mathematics and Theoretical Physics, University of Cambridge, Cambridge, UK


Received 7 August 2008; accepted 30 September 2008; published 30 October 2008.


résumé:


Comprendre l'activité magnétique du Soleil est important en raison de son impact sur l'environnement terrestre. L'enregistrement du nombre de tâches solaires, depuis 1610, montre des cycles de 11 ans d'activité irrégulière; ils sont modulés sur de longues périodes et se sont interrompus pendant le Minimum de Maunder au 17ème siècle. Le comportement futur ne peut être prévu facilement, même à court terme.

L'activité récente ayant été anormalement élevée depuis au moins 8 cycle, ce grand maximum doit-il se terminer bientôt et même être suivi par un autre grand minimum (type Maunder)?

Pour répondre à ces questions nous utilisons une mesure du champ magnétique ouvert, un enregistrement composite de la modulation solaire, une fonction Φ, reconstruite principalement à partir de l'enregistrement des abondances en Be10 (isotope cosmogénique) dans les carottes glaciaires du forage GRIP du Groenland.

Cet enregistrement Φ débute depuis presque 10000 ans, montrant beaucoup de grands maxima et de grands minima (définis comme des intervalles où Φ est dans les 20% en haut ou en bas d'une distribution gaussienne).

Nous faisons une analyse statistique de cet enregistrement et calculons l'espérance de vie du grand maximum actuel.

Nous prévoyons qu'il devrait durer encore 15 à 36 ans, les méthodes les plus sûres conduisant à des durées plus courtes, et c'est pourquoi nous prédisons un déclin de l'activité au cours des 2 ou 3 prochains cycles.

Nous ne sommes pas capables, toutefois, de prédire le niveau qui sera atteint par le minimum suivant."


PS:au sujet du Pr Nigel Weiss, mis en lien plus haut, cette mise au point, de sa part, me plaît bien:

"Solar activity and global warming


Following a misleading account of my views in the Toronto National Post in February 2007, a number of right-wing lobbyists have asserted that I claimed that an impending drop in solar activity would lead to global cooling that would cancel out the warming caused by greenhouse gases. On the contrary, I have always maintained that any temperature changes caused by variations in solar activity -- while interesting in themselves -- are not significant compared to the global warming that we are already experiencing, and very small compared to what will happen if we continue to burn fossil fuel at the present rate. On April 11 2007 the National Post published an apology and withdrew its allegations. They have nevertheless appeared again in the recent book 'Scared to Death' by Booker and North."


PS2: ci dessous un graphe de l'impact possible sur la température globale,d'un Maunder, survenant à partir de 2025-2030.
L'anomalie du Maunder prise en compte est de -0.4°C (point médian des différentes reconstructions disponibles sans tenir compte volcanisme pendant cette période) et le trend décennal du RC anthropique est pris à 0.22°C/décennie à partir de 2010.




Il est à noter que, si un tel cas de figure se produisait, nous serions relativement tranquille pendant, en gros, la première moitié du siècle, tout en subissant, tout de même, une augmentation de 0.5°C par rapport à maintenant.
A partir de la mi-siècle, où, malheureusement, 50% des gens qui lisent cet article risquent de goûter au bonheur du repos éternel, la situation serait fort différente puisque la tendance serait de 0.4°C/décennie d'augmentation.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 14:26

  EDIT: résumé de la conférence de presse en fin d'article

 

 

 

C'est devenu une rengaine pour ceux qui scrutent le site   spaceweather, à la recherche de la moindre petite trace  de reprise de l'activité solaire.

Or, force est de le constater, rien ne semble reprendre et notre soleil reste imperturbablement calme.

Le mois d'août s'est terminé sans qu'aucune tâche n'ait été observée. (à part une toute petite qui s'est évaporée bien vite)

Le site belge  SIDC qui compte différemment, comptabilise un nombre de tâches de 0.5 en août, qui suit un nombre de tâches de 0.5 en juillet.

 Du jamais vu depuis 1913 !

 

Les différentes prévisions de démarrage du cycle 24 (le prochain donc) le repoussent, mois après mois, de plus en plus loin.

Il semble que les "spécialistes" de la question ne savent plus trop quoi prédire ou faire.

 

 

 

Mais il semble aussi que ces mêmes spécialistes soient prêts à nous faire quelques révélations au sujet de l'activité solaire actuelle et peut-être future.

 

En effet une téléconférence à la NASA, le 23 septembre, pourrait nous apporter du nouveau.

 

l'intitulé est le suivant:

MEDIA ADVISORY : M08-176

NASA To Discuss Conditions On And Surrounding The Sun


WASHINGTON -- NASA will hold a media teleconference Tuesday, Sept. 23, at 12:30 p.m. EDT, to discuss data from the joint NASA and European Space Agency Ulysses mission that reveals the sun's solar wind is at a 50-year low. The sun's current state could result in changing conditions in the solar system.

 

La NASA tiendra une conférence de presse mardi 23 septembre à 12H30 EDT, pour discuter des données de la mission NASA/ESA, Ulysse, qui révèlent que le vent solaire n'a jamais été aussi bas depuis 50 ans.L'état actuel du soleil pourrait entraîner un changement des conditions dans le système solaire.

 

C'est un texte un peu énigmatique à vrai dire et, à moins que, comme souvent, la montagne n'accouche d'une souris, cette téléconférence devrait être passionnante.

 

Les conséquences éventuelles.

 

Il est possible que le réchauffement climatique en cours puisse continuer à être partiellement masqué par une baisse prolongée éventuelle de l'activité solaire.

D'autant que la Niña n'a certainement pas dit son dernier mot.

Le SOI est en effet reparti comme aux plus belles heures du maximum Niña du début d'année 2008.


(source)

 

Alors la situation peut encore évoluer plus ou moins rapidement, mais il n'est pas impossible que nous subissions une période de fraîcheur, voire de froid, plus ou moins prolongée, certes limitée par l'effet des GES, au cours de ces prochains mois ou années.

Si tel était le cas, ce serait  bien sûr très embêtant pour le ressenti qu'auraient les gens, et les décideurs, du "réchauffement" climatique.

Il serait donc à craindre que les sociétés humaines continuent à se soucier du réchauffement climatique autant que du sexe des anges (ou comme d'une guigne, selon ses convictions).

Sans doute d'aucuns auront remarqué le silence assourdissant de la communauté scientifique internationale, et française en particulier, à ce sujet.

Il faut dire que cette communauté, semblant un moment fédérée lors des rapports du GIEC, s'éparpille ensuite et est aux abonnés absents, en dehors de quelques  courageux comme ceux de Realclimate qui, bien qu'ils aient eux aussi du travail, passent une grande partie de leur temps libre à lutter contre l'inertie et le scepticisme ambiants.

Bon, ce n'est pas nouveau, mais, quand même, cela commence à bien faire.

 

 


intérêts de la période actuelle

 

Cette période, maintenant relativement prolongée, d'activité solaire basse, pourrait être mise à profit pour mettre en évidence le "background" d'activité tel qu'il était envisagé, par exemple, par Judith Lang, il y a quelques années.

Il faudra, pour cela, suivre le projet SORCE de près.

 

Il pourrait être mis à profit également pour vérifier la théorie de Svensmark concernant l'influence des rayons cosmiques sur les nuages bas.

Personnellement je n'ai pas les résultats du type de ceux délivrés par l' ISCCP pour les 14 derniers mois.

 

jusqu'en juin 2007 en tous les cas, il n'y a pas d'augmentation significative de la proportion de nuages bas, globalement.

Ainsi que le montre ce graphique:

l'influence des rayons cosmiques serait plus forte au-dessus des océans où les précurseurs de condensation sont moins importants que sur les terres.

 

Là encore l'évolution de la proportion de nuages bas, au-dessus des océans, ne semblent pas se relever significativement, en fin de période:

on croit distinguer une petite augmentation en 2007, mais c'est vraiment peu significatif.

 

en effet un zoom sur la courbe verte entre le dernier maxi solaire, pas loin de juin 2001, et juin 2007, donne le résultat suivant:

Il y a même une baisse de la couverture en nuages bas sur les océans, ce qui va à l'envers du résultat escompté par les solaristes.

Mais je n'ai pas du appliquer la bonne recette statistique comme sait si bien le faire Roger Pielke lorsqu'il nous cause d'eau précipitable.

 

Par contre, cela m'étonnerait fortement que les scientifiques du climat (ou les férus de l'influence solaire sur le climat) ne puissent nous renseigner très prochainement sur la période très récente.

 

 

Patience dans l'azur...

(à prononcer avec un accent canadien de derrière les fagots, LOL)

 

PS: à signaler, le 23 septembre 2008, le premier "vrai" groupe de tâches depuis plus de 2 mois.

Il porte clairement la signature magnétique du cycle 24.

 

 

 

EDIT: voici le résumé de la conférence de presse de la NASA 

 

Un peu comme prévu, pas de révélations fracassantes sur le plan climatique terrestre.

J'ai écouté la conf en direct et bien que n'ayant pas tout compris, les questions concernant les connexions soleil-climat terrestre n'ont pas été développées par manque d'expertise, apparemment, des conférenciers.

Ils ont jugé, en particulier, l'influence des rayons cosmiques sur les nuages (théorie de Svensmark) comme étant au stade de la spéculation.

Néanmoins, sur un plan purement astronomique, on peut noter que la baisse de la pression du vent solaire est très importante entre la première et la troisième orbite d'Ulysse.

Ces deux orbites ne concernent pas tout à fait les mêmes phases solaires mais on voit bien que la pression du vent solaire est considérablement plus faible au cours de la fin du cycle 23 par rapport à la fin du cycle 22.

 

 

 

 

 

Sinon, il semble clair que d'avantage de rayons cosmiques vont entrer dans le système solaire, ce qui apparemment, ne devrait pas avoir trop d'effets sur les hommes et matériels en orbite terrestre grâce à la protection du champ géomagnétique.

Pas de prévisions, non plus, concernant le maxi de ce cycle 24 ni concernant le cycle 25.

Les prévisions, semblent également relever d'avantage de la spéculation que de la science véritable.

Il n'en reste pas moins que cette période peut être intéressante.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 18:50
 
 

Les rayons cosmiques sont des particules très énergétiques, dont les énergies varient de quelques fractions de Gev, à, pour les plus énergétiques (détectées), 1011Gev.

Pour la petite histoire, les particules de 1011Gev posent une énigme à la science car l'on n'imagine pas de processus suffisamment puissant, dans l'univers connu, pour les produire.

 

 

Le fond de rayons cosmiques, à partir de quelques Gev, est essentiellement extra-solaire et seules quelques violentes et sporadiques éruptions solaires sont capables d'émettre des particules de ces niveaux énergétiques.

 

Comme nous l'avons vu dans "activité solaire et son action sur le climat", le flux de rayons cosmiques est modulé par l'activité solaire, via l'héliosphère, sorte de coque magnétique composée du vent solaire et de lignes de champ magnétique issus su soleil.

 

 

Nous n'avions, par contre, pas trop insisté sur la protection apportée par le champ magnétique terrestre (géomagnétisme).

La protection de ce champ, ou plutôt sa faculté à dévier les particules chargées, dépend de la latitude.

Plus on est proche de l'équateur et plus les lignes de champ sont parallèles à la surface terrestre ce qui dévie les particules également parallèlement à cette surface (F = e.v Λ B)

Aux pôles, là où les lignes de champ sont perpendiculaires à la surface, une particule qui arrive perpendiculairement à la surface n'est pas déviée.

Ceci implique que l'énergie de "coupure" des rayons cosmiques est plus élevée à l'équateur qu'aux pôles.

Autrement dit, il passe théoriquement plus de rayons cosmiques aux latitudes élevées qu'aux basses et, si influence sur les nuages il y a, via l'ionisation, on devrait voir une différence entre les variations de couverture de nuages en fonction de la latitude et en fonction de l'activité solaire.

 

 

 

Une étude récente (que m'a indiquée un intervenant) estime, avec un intervalle de confiance de 95%, que la part de l'influence des rayons cosmiques sur les nuages bas est inférieure à 23% de la variation totale de ces mêmes nuages bas, lors des variations d'activité solaire du cycle 22.

 

 

La figure 1 de la page 2 de l'étude citée, illustre une partie des paramètres utilisés dans la démonstration.

Le cycle 22 s'étend de 1985 à 1996 et figure ici en inversé.

 

 

 

On fera toutefois attention au fait que la courbe lissée est une reconstruction qui tient compte du SSN, du comptage de neutrons local, et du trend linéaire du LCC.

C'est une courbe "trendée", en quelque sorte, pour les besoins de la démonstration, mais bien sûr, dans la réalité le trend n'existe pas.

 

 

Une autre partie de l'étude concerne les évènements  sporadiques, mais là encore on ne décèle qu'une très pauvre corrélation.

 

 

J'ai noté la dernière phrase de la conclusion:

 

"This implies that, if the dip represents a real correlation,more than 77% of it is caused by a source other than ionization and this source must be correlated with solar activity."

 

"ceci implique que si la variation représente une corrélation réelle, plus de 77% de celle-ci est causée par une source autre que l'ionisation (rayons cosmiques) et que cette source doit être corrélée avec l'activité solaire"

 

Reste à savoir si la corrélation est réelle, bien entendu.

Si c'était le cas, il pourrait y avoir une piste pour expliquer les variations de température globale lors des variations d'activité solaire du cycle de 11 ans.

 

 

Mais ceci est une autre histoire...

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 14:44
...selon SORCE


Dans l'article précédent sur l'activité solaire, nous évoquions les données, les plus "up-to-date", de la TSI, relevées par le projet SORCE.

Voici, en parallèle avec le flux radio 10.7cm, l'évolution de la TSI depuis le début des mesures SORCE.

 actsol2fig1.jpg

Il est important de constater la remarquable corrélation entre les 2 courbes, en particulier dans la partie actuelle, donc minimale, de l'activité solaire.

Ceci est important, car cela confirme l'absence de "background", au moins pour cette période.

 

Pour l'anecdote, on remarque aussi une forte baisse de la TSI en octobre 2003.

En faisant un peu de recherche on trouve une période avec des taches solaires très étendues.

Par exemple, ce cliché du 29/10/2003 issu de spaceweather

actsol2fig2bis.jpg

  nota: la Terre sur le disque solaire représente, à cette échelle, un disque de 1mm.
  

 
l'activité de ce jour, 03 mars 2008, parait bien calme, mais, cependant, la TSI est plus forte que celle du 29/10/2003.

 
actsol2fig3bis.jpg
 
 

Au-delà de l'anecdote, il peut être intéressant de remarquer l'auto-régulation, signalée par certains héliophysiciens, de la TSI, lorsque les taches dépassent une certaine surface, puisque l'on voit bien que l'activité solaire baisse lorsque cette surface augmente dans d'aussi grandes proportions.

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