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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 22:41

à voir ici

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:47

 

 

blandine

(Le martyre de Blandine en 177 à Lyon. il s'agit là d'une vraie sainte puisqu'elle apitoie les lions, mais pas le taureau - pas montré pour âmes sensibles- toute ressemblance avec une personne évoquée dans cet article est fortuite...)

 

 

 

ou une petite disgression sur les sceptiques suite à quelques échanges sur le blog de Libé.

 

 

 

 

 

Vous avez sans doute remarqué qu'une nouvelle espèce est apparue dans le bestiaire sceptique, pourtant déjà bien fourni.

 

Il s'agit de sceptiques, dits "intelligents", ayant sans doute, à la base, un niveau intellectuel développé, mais absolument ignares en sciences du climat.

 

 

Bien entendu, ils revendiquent cette ignorance crasse, faisant mine de s'y complaire, tout en exhibant la force de leur prétendue logique ou de leur "bon sens".

 

Lorsqu'ils rencontrent de véritables experts sur des blogs assez fréquentés, comme celui de Libération, ils prennent  le rôle du pauvre martyr qui n'obtient pas les réponses, pourtant simples, (m'enfin!) qu'ils demandent pour éclairer leur petite lanterne.

 

Bien entendu le but n'est certes pas de faire avancer leurs connaissances, pensez donc!

 

Il est à l'évidence celui, comme pour tout bon sceptique, du basique au plus sophistiqué, de semer le doute.

 

Alors si certains d'entre vous, chers lecteurs, sont neutres ou agnostiques, et pourraient être amenés à prendre fait et cause pour ces "pauvres martyrs victimes de vilains scientifiques qui ne veulent pas leur répondre", je voudrais vous soumettre un exemple assez révélateur de leur propre incohérence.

 

Voici donc, en guise d'illustration et pas pour de l'ad hominem, un copié-collé d'un extrait de message sceptique paru dans le blog, très couru, de Libération, dont la rubrique science est tenue par Sylvestre Huet.

 

 

" ..... Sa remarque que je ne demandais pas au bon endroit est assez illustrative : au lieu de réponses factuelles scientifiques, je recueille en général un tas de digressions sur qui je suis, ce que je devrais faire si j'etais un bon garçon,mes motivations personnelles voire secrètes, là où il faut poster ou là où il ne faut pas , et si je (ou d'autres dans le même genre) ne comprends pas, on censure , voire on ferme le forum à la discussion. C'est extrêmement étrange. Je ne demandais au départ que des éclaircissements sur les faits ayant conduits à la certitude qu'pn affiche.

 

d'autant plus étrange qu'il ne faut pas chercher midi à 14heures : tout le monde sait très bien ici pourquoi on dit que la sensibilité est entre 2 et 4,5 °C : c'est parce qu'on fait tourner plein de modeles par ordinateurs et c'es( ce qu'ils donnent, et voilà; y a pas besoin d'avoir fait polytechnique ni de maitriser la théorie quantique des champs pour le comprendre, tout le monde sait ce qu'est un ordinateur et comprend à peu près ce qu'est un modèle de climat, ça ressemble à la météo mais en plus long.


Bon, et y a pas non plus besoin d'etre super calé pour comprendre le contre argument : les modèles sur ordinateurs sont imprécis et peuvent louper des faits physiques, et ils ne sont pas fiables, surtout quand leurs propres résultats divergent d'un facteur 2, on ne peut absolument pas appeler ça une théorie précise, et donc meme l'intervalle de valeurs données n'est pas fiable.

Cette discussion n'est absolument pas COMPLIQUEE; faut quand meme pas prendre les gens pour des imbéciles. L'argument et le contre argument sont simples, on y croit,ou pas, mais pas parce que c super trop compliqué à comprendre."

 

 

 

Autrement dit, pour résumer, et là c'est un meteor sceptique qui parle:

 

 

" je demande des éclaircissements mais, de toute façon, c'est pas compliqué, tout le monde sait que j'ai raison et que vous êtes tous des cons"

 

 

Alors pauvres agnostiques, comment voulez-vous que les experts tombent dans de tels traquenards!

 

 

PS:vous avez le droit d'encadrer ce copié-collé ou de le mettre à la poubelle, comme vous le souhaitez.

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 08:10

 

 

Après le flux, le reflux.

 

 

Lorsque des attaques, malgré un maquillage scientifique malhabile, sont aussi grossières que celles des climatosceptiques, et bien qu'elles aillent dans le sens du poil, c'est-à-dire de l'inaction et du "Business As Usual", il faut s'attendre à quelques réactions et enquêtes qui dénoncent leurs réelles motivations.

 

Dans ce cadre je vous invite à prendre connaissance de cet interview par Novethic de Naomi Oreskes, coauteur avec Eric Conway des "semeurs de doute".

 

Evidemment, il y a beaucoup de choses que l'on sait déjà et que nous avons déjà évoquées ici.

 

Mais des piqûres de rappel, de temps en temps, ne me semblent pas superflues.

 

 

PS: ai-je besoin de préciser qu'il existe évidemment des sceptiques plus scientifiques, dont certains s'expriment sur ce blog, et qui ne sont pas à ranger, du moins de mon point de vue peut-être naïf, dans la catégorie mentionnée ci dessus.

Mais le résultat, espérons le involontaire, est quasiment le même.

Ils sèment le doute sans apporter de réponse étayée, encore moins, publiée.

Espérons aussi que leur seule motivation soit la recherche de la vérité scientifique.

Mais j'ai du mal à comprendre qu'une telle recherche se fasse uniquement par la négation et pas par la proposition.

N'appelant pas proposition la formulation de n'importe quelle vague hypothèse que l'on sait trop coûteuse, en temps, pour être infirmée.

 

 

 

PS2: à lire aussi cet article d'Ice sur son blog, qui dénonce un certain populisme climatique français dignement représenté par Allègre et Courtillot, les deux phares de la science française.

 

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 13:09

EDIT du 30/10/2010, lire cet article du Nouvelobs concernant le développement du climatoscepticisme en France.

On s'en doutait bien sûr, et cet article vient confirmer que les thèses climatosceptiques (certainement aidées par cette imbécillité de taxe carbone) ont fait évoluer fortement les opinions dans le domaine du réchauffement climatique.

Le plus grave n'étant pas que les français pensent que ce n'est pas le principal problème environnemental ( pour le court terme c'est vrai mais pour le long terme c'est sans doute faux), mais surtout qu'ils commencent à penser, de plus en plus, que l'Homme n'y est pour rien.

Ceci nous rapproche de l'obscurantisme qui fait fureur outre atlantique chez les républicains, en particulier les Tea-partys, et autres ploucs de l'Amérique profonde.

Pas de quoi être fier, mais, heureusement pour nos sceptiques, ils ne seront plus de ce monde lorsque éventuellement on leur demandera des comptes.

Quoique d'ici là, ils auraient sans doute déjà changé d'avis.

 

fin de l'EDIT

 

 

 

Pauvres sceptiques....

 

Certes, tout le monde a le droit d'évoluer ou de se tromper, mais, tout de même, on aimerait connaître ce qui a convaincu, aussi brutalement, Allègre.

Peut-être la promesse d'un strapontin sous conditions…?

Allez savoir, mais peu importe finalement, ça fait une grande gueule sceptique de moins et on ne va pas bouder notre plaisir.

 

extrait du Monde d'aujourd'hui:

 

"L'ancien ministre de l'éducation, membre de l'Académie, avait déclenché la polémique avec son livre L'Imposture climatique, où il dénonçait les conclusions des climatologues internationaux. Il s'est pourtant rangé à ce rapport, qu'il a également adopté. "Il a le droit d'évoluer", a commenté le président de l'Académie, Jean Salençon."

 

 

 

 

Mais, venons en à l'essentiel.

 

L'Académie des Sciences, dans son  rapport d'aujourd'hui même, a clairement réfuté les élucubrations sceptiques dont Allègre s'était fait, il y a quelque temps, l'apôtre et s'est donc rangée du côté de la science véritable et pas du charlatanisme.

 

Il était temps, bravo et Dont acte.

 

Je vous invite donc à lire ce rapport qu'on peut considérer comme une excellente initiation à la problématique du changement climatique.

 

 

 

pour les speedés, en voici les 10 commandements, euh..., conclusions.

 

 

1-Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du

réchauffement climatique de 1975 à 2003.

 

2- Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la

concentration du CO2 dans l’atmosphère.

 

3- L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre,

est incontestablement due à l’activité humaine.

 

4-Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en

raison du processus d’acidification qu’elle provoque.

 

5- Cette augmentation entraîne des rétroactions du système climatique global,

dont la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de

les valider.

 

6- Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification

du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien

compris. L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975,

ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.

 

7- Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages,

l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan/atmosphère,

l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.

 

8- Les projections de l’évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par

les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. Ces

projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations

sociétales actuelles, aggravées par l’accroissement prévisible des populations.

 

9-L’évolution du climat ne peut être analysée que par de longues séries de

données, à grande échelle, homogènes et continues. Les grands programmes

d’observations internationaux, terrestres et spatiaux, doivent être maintenus et

développés, et leurs résultats mis à la libre disposition de la communauté

scientifique internationale.

 

10- Le caractère interdisciplinaire des problèmes rencontrés impose d’impliquer

davantage encore les diverses communautés scientifiques pour poursuivre les

avancées déjà réalisées dans le domaine de la climatologie et pour ouvrir de

nouvelles pistes aux recherches futures.

 

 

 

(la conclusion N°1 me semble à expliciter quelque peu)


PS: dans le texte du rapport on trouve matière à explicitation:

 

"En résumé, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs indicateurs indépendants montrent sans ambiguïté un réchauffement climatique, post‐Petit âge glaciaire, modulé dans le temps, avec une augmentation de 1975 à 2003."

 

 

PS2: oui enfin volte-face en forme de pirouette dont on aurait cru incapable l'impétrant qui n'en reste pas moins empêtré dans sa vanité.

 

lire cet  article de Libé, dont voici un extrait:

 

 

" Claude Allègre s'est dit «satisfait» de ce rapport, qu'il voit comme un «compromis». «Ce que je défends, c'est-à-dire l'incertitude dans la connaissance qu'on a du climat, y figure explicitement, le mot incertitude est mis douze fois dans le rapport», a-t-il déclaré à l'AFP, assurant: «Je n'ai pas évolué, je dis toujours la même chose, je dis que le rôle exact du CO2 sur le climat n'est pas démontré»."

 

On se défend comme on peut.

 

Comment peut on être satisfait d'un rapport qui souligne le rôle indiscutable du CO2 et dire que le rôle du CO2 sur le climat n'est pas démontré?

Evidemment, Allègre joue sur les mots, puisque, effectivement, la démonstration mathématique parfaite que le CO2 est responsable de la plus grande partie du réchauffement, n'existe pas...

 

C'est pareil que de ne pas pouvoir démontrer que la Lune n'est pas un gros camembert vert...

ou que nous ne sommes pas les avatars d'une espèce "supérieure" qui s'amuse sur son internet ultra-sophistiqué... 

 


De l'art de prendre les gens pour des c...

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 11:32

EDIT du 29/09/2010

 

 

Je vous invite à lire cette brève , parue dans Le Monde, concernant le débat sur les sciences du climat qui s'ouvre ce lundi 20 septembre 2010 à l'Académie des sciences.

 

Alors que ce débat qui concerne, in fine, l'ensemble de la population, aurait du, après les dernières controverses entre sceptiques et scientifiques du climat, être largement ouvert à la presse, voire retransmis en direct, la vénérable assemblée a préféré opérer à huis clos.

 

Si on peut comprendre que les sceptiques n'aient pas voulu faire étalage de leur nullité crasse dans ce domaine, il est honteux, à mon sens, que les scientifiques du consensus aient accepté ce procédé.

 

Mais vous savez, entre scientifiques, on se ménage...

 

 

 

PS du 29/09/2010: petite revue de presse concernant la tenue de cette journée de dupes à l'Académie des sciences.

 

 

Il est plutôt révélateur de constater que des blogs ultralibéraux (toujours l'association étrange entre climatoscepticisme, ultralibéralisme et autre créationnisme maquillé en intelligent design)

comme l'Institut Turgot, se félicitent de cette journée, de son déroulement, du choix de l'Académie des Sciences et de la teneur probable ou souhaitée du compte-rendu qui en sera fait.

 

"le rapport de l’Académie des sciences s’annonce comme la deuxième station sur le chemin de croix de cette malheureuse construction hybride de science et de politique qu’est le GIEC"

 

 

Mais pour la presse un peu plus sérieuse, les réactions sont évidemment différentes:

 

 

Le Point 

 

"Il a raison de se méfier, Jouzel, car les climato-sceptiques français sont parmi les plus virulents au monde et comptent des supporteurs de poids sur les bancs de l'Académie des sciences, comme Claude Allègre et Vincent Courtillot. L'un des deux coordonnateurs de la réunion est, lui aussi, géologue, René Blanchet, un grand et incontesté spécialiste des marges continentales. En tout cas, les climato-sceptiques, par leur tapage, ont réussi à convaincre, le 1er avril dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse de saisir l'Académie pour "établir l'état actuel des connaissances scientifiques sur le changement climatique"."

 

.....

 

"D'après certains témoignages, le clan des "sceptiques" n'aurait apporté aucun fait scientifique nouveau. Au contraire même, leurs affirmations ont été systématiquement démontées par leurs confrères qui ont jugé qu'ils utilisaient des données remises en cause depuis longtemps, ou même fantaisistes. "Pour faire du bon travail, il aurait fallu passer des heures à décortiquer chaque affirmation", constate, un peu navré, Jean Jouzel. De son côté, Jean-Loup Puget se veut rassurant : "Le rapport final ne comprendra pas une remise en cause substantielle du réchauffement." Il faut l'espérer, sinon l'Académie peut s'attendre à affronter un temps mauvais."

 

 

 

 

Le Journal de l'Environnement

 

 

" « Nous avons appelé cette confrontation de nos vœux et nous nous réjouissions qu’elle ait lieu », nous confirme le climatologue Jean Jouzel. Pour autant, l’Académie des sciences a joué un drôle de jeu. Ne serait-ce qu’en opposant à des climatologues de renom des scientifiques non versés dans la climatologie, auteurs d’articles totalement réfutés par la science. Imaginerions-nous un herpétologue exiger un débat scientifique sous prétexte qu’il nie l’existence des trous noirs ? Evidemment, non. C’est pourtant ce qui s’est produit, hier, dans la salle des séances de l’Académie."

"Pour faire bonne mesure, les climato-sceptiques avaient fait inviter Richard Lintzen. Climatologue du Massachussets Institute of Technology (et ancien auteur du troisième rapport d’évaluation du Giec), il est l’un des rares spécialistes du sujet à pourfendre les conclusions du Giec. Comme il réfute aussi tout lien entre la cigarette et le cancer du fumeur. Hier, indique Sylvestre Huet dans Libération, le septuagénaire avait choisi de démontrer que tous les systèmes de modélisation du climat étaient faux. Un argumentaire démonté, pièce par pièce par Sandrine Bony du CNRS (qui travailla aussi au MIT) à coup d’études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture."

 

 

 

Ces citations parues dans le Monde sont particulièrement destructrices pour l'AS:

 

 

""La science déteste le secret car elle aime partager. L’Académie des sciences cultive le secret, la science n’aime pas l’Académie des sciences."

 

"Si l’Académie (franco-française) des Sciences ne se sent pas capable d’émettre un avis consensuel permettant de départager les points de vue, pourquoi avoir demandé à cette institution de trancher la controverse ?"

 

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 14:01

 

 

Le célèbre reconstructeur de température, Michael E Mann, objet, avec Phil Jones, d'une des pires chasses aux sorcières jamais engagée contre un scientifique, vient de se voir blanchi de tout soupçon par la commission d'enquête " Penn State"

 

Rappelons que la chasse avait commencé à la suite de "révélations" contenues dans des e-mails volés au CRU.

Ces "révélations" avaient été à l'origine du fameux "Climategate", bientôt suivi d'une série d'autres "…gate" sur lesquels il est inutile de revenir, tant ils se sont révélés eux-mêmes les fruits dégonflés d'une  propagande de caniveau.

Fruits sur lesquels s'était cependant jeté, comme un chien affamé, le menu fretin sceptique

 

Tout le monde doit maintenant être au courant des différentes commissions d'enquête qui ont lavé la réputation et l'honneur des scientifiques jetés en pâture à la vindicte populaire.

 

Cependant, en lisant un commentaire de Michael E Mann lui-même sur Realclimate, j'ai été attiré par ce lien.

 

on peut y lire, par exemple:

 

"Climate scientist Michael Mann has received hundreds of them—threatening e-mails and phone calls calling him a criminal, a communist or worse."

 

ou

 

"Mann is not the only one. The FBI says it’s seeing an uptick in threatening communications to climate scientists. Recently, a white supremacist website posted Mann’s picture alongside several of his colleagues with the word “Jew” next to each image."

 

Bref, les sceptiques, non contents de balancer des absurdités au kilomètre sur leurs sites, ont déchaîné une haine ignoble sur des gens dont "on se demande bien" (ironie) ce qu'ils ont fait pour la mériter.

 

Il est bien sûr inutile de préciser quelles sont leurs motivations véritables.

 

 

PS: à lire aussi, sur le site Rue89, "comment le faux scandale du climategate s'est dégonflé."

 

Au passage vous noterez où se trouvent les soutiens réels des négationnistes du climat.

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 13:53

Comme promis, voici une suite au climategate.

 

On lira donc les réactions de quelques climatologues au climategate, ici, ici et ici

 

Il y a pas mal d’émotion (ce qui nous change des ricanements des hyènes) et sans doute la déception de s’être fait piégés à la suite de manœuvres de voyous.

 

Ceci dit, il en ressort qu’aucune découverte susceptible de remettre en cause les fondements du RC anthropique n’est ressortie de cet évènement.

 

Evidemment, j’apporte mon modeste réconfort aux scientifiques (même Hansen) qui doivent maintenant se battre sur le front médiatique et surtout, c’est sans doute le plus difficile, sur le front de leur honneur.

 

L’intérêt que j’y vois c’est que les hyènes rassasiées de l’échec de Copenhague et encore près de leurs os à ronger, vont déserter, forcément, leurs terrains de chasse favoris.

Le temps de digérer leur petite « victoire »…

 

Enfin, je rêve sans doute et j'insulte les hyènes qui plus est...




PS: dans la série des réactions, j'apprécie particulièrement celle du journal Nature

en particulier ce passage:

"If there are benefits to the e-mail theft, one is to highlight yet again the harassment that denialists inflict on some climate-change researchers, often in the form of endless, time-consuming demands for information under the US and UK Freedom of Information Acts. Governments and institutions need to provide tangible assistance for researchers facing such a burden."



mon avis sur Copenhague

Copenhague, dont le sabotage était le but inavoué, mais tellement évident, de cette opération de truand, est surtout la victoire d'un réalisme politique, économique, et social, sur ce qui est encore présenté comme des hypothèses dont les effets sont tout sauf certains.

Il a aussi révélé l'inefficacité de l'organisation mondiale actuelle à prendre des décisions contraignantes sutout lorsqu'elles concernent le long terme.

Il me semble de plus que ce dossier n'a pas été très bien préparé, ou du moins qu'il n'était pas suffisamment mûr.
Le "diagnostic de Copenhague", que j'ai traduit consciencieusement, et sur lequel je m'étais abstenu de tout commentaire, n'était pas un modèle d'oeuvre scientifique, comportait beaucoup d'allusions alarmistes (en particulier dans ses illustrations), et reflétait ce manque de maturité.

Bien entendu il y avait des choses intéressantes, mais peut-on baser des décisions très lourdes sur des "choses intéressantes"?

Lorsqu'on est en responsabilité du court terme, on ne le peut pas.

Il faut que ça serve de leçon pour l'avenir et donc que les efforts pour des prévisions correctes, avec, enfin, des marges d'erreur convenables, "changent de braquet", comme dirait quelqu'un de célèbre.

Si on en n'est pas capable, et bien ce sera de la navigation à vue et nous aurons tout le temps de vérifier la justesse des prévisions à défaut de celui pour nous adapter.

On peut finalement être assez pessimiste sur les possibilités réelles d'échapper aux modifications climatiques que nous prévoient (certes avec des incertitudes) les scientifiques.
L'évolution climatique actuelle ne se manifeste pas, en effet, par des présages apocalyptiques de notre futur.
Il n'y a pas d'évènement grave ou très spectaculaire qui puisse interpeller et faire "peur" aux peuples.
Les évènements relativement spectaculaires comme Katrina, la canicule de 2003, la fonte de la banquise arctique, sont trop isolés et peuvent aisément être apréhendés comme l'expression de la variabilité climatique.

Le réchauffement climatique est discret, un peu hésitant, pour ne pas dire poussif, et offre de ce fait un prétexte idéal à l'inaction. 

C'est peut-être pas de chance mais c'est la triste réalité.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 22:13
Je me dois, toujours dans le même souci d'objectivité, de signaler un autre exemple de science sceptique.

C'est toujours fourni par le très remarquable et éclectique Beck.

Il concerne cette fois le CO2 historique.

Ce n'est pas de l'archéoscepticisme, c'est bien récent aucontraire:

E. G. Beck, 180 Years of atmospheric CO2 Gas Analysis by Chemical Methods, ENERGY & ENVIRONMENT VOLUME 18 No. 2, 2007



Il faut savoir que, dans le bréviaire sceptique, il est recommandé de ne pas croire les enregistrements du CO2 révélés par les carottes glaciaires ou du moins de ne pas croire que ces enregistrements voient les "bonnes variations".

Sauf, lorsqu'il s'agit de signaler le "lag" entre températures et CO2 pendant les périodes glaciaires.

Donc la science sceptique nous fournit ce genre de reconstructions:


co2 beck
 
Ce n'est pas très net, désolé, mais on peut s'apercevoir que le graphique comporte deux parties bien distinctes.

La première, de 1805 à 1950, est très hachée, avec des sauts de CO2 de plus de 100ppm, très rapides.
Elle concerne des teneurs en CO2 obtenues par des analyses chimiques.
La seconde, qui monte tranquillement, utilise les mesures par chromato gazeuse ou par spectro.

Evidemment inutile de dire la haute fantaise de tels résultats.

Par exemple, on baisse quasi instantanément de 480 ppm à 380ppm en 1827-1828.

Ceci veut dire une absorption par le système de 200 Gt en 1 ou 2 ans.

Pour avoir un tel phénomène il faudrait par exemple, pour ceux qui connaissent un peu le cycle océanique du carbone, avoir un arrêt de l'upwelling pendant 2 ans, alors que le downwelling continuerait pendant ces mêmes deux ans.
Ce serait de plus un phénomène répétitif, sauf dans la période moderne.
Un arrêt aussi brutal, et à sens unique qui plus est, de la circulation océanique, est évidemment complètement farfelu.

Sans forcément remettre en cause la qualité, au point de vue du mode opératoire, des analyses chimiques réalisées, il semble bien clair que les endroits où ont été prélevés les échantillons n'étaient pas représentatifs de l'ambiance moyenne, homogénéisée, de la région (voir les exemples dans le lien cité).

Actuellement les analyses couvrent la quasi totalité du globe et sont donc infiniment plus représentatives.

Mais le but bien entendu de tout cela, était de créer une courbe destinée à montrer que la période actuelle était finalement très tranquille au point de vue CO2 et que l'homme n'était certainement pas responsable de la montée actuelle.


à méditer...






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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 11:41

 

 

Il n'y a guère de reconstructions des températures émanant des sceptiques à ma connaissance.

 

Dans un souci d'objectivité, et à la suite d'un commentaire, je me dois toutefois de signaler la

reconstruction de Beck

 

On peut l'admirer ci dessous:

 

Beck 

 

Cette courbe, très imagée, est manifestement destinée à des élèves des petites classes.

 

Cependant c'est évidemment une tromperie manifeste.

 

Tout d'abord elle est la copie exacte d'une reconstruction de Lamb, parue dans le premier rapport du GIEC, qui concerne le centre de l'Angleterre.

 

Lamb

 

L'échelle de Lamb (l'écart entre 2 graduations) est de 1°C, ce qui porte le réchauffement en Angleterre centrale à la valeur tout à fait vraisemblable, de 0.5°C, lors de l'Optimum Médiéval.

Ce réchauffement, devient égal à 2°C, pour l'hémisphère nord, dans l'univers merveilleux de Beck.

Mais ce n'est pas fini.

En effet, la reconstruction de Lamb s'arrête en 1970, or, depuis, les températures de l'HN sont montées de 0.9°C (NASA-GISS de 1970 à 2007), ce qui, si on rajoutait ces 0.9°C, changerait quelque peu l'allure du copier-coller de Beck.

 

Voilà un aperçu supplémentaire de la science sceptique.

 

Je n'ai aucun doute que les quelques âmes bien-pensantes, qui s'offusquent de la teneur de certains mails, sauront apprécier, à sa juste valeur, cette science là.

En sachant, de plus, qu'il semble qu'elle soit abondamment diffusée dans les petites têtes blondes germaniques.(à vérifier toutefois)

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 09:41

 

J'étais personnellement convaincu que l'opération "vérité", lancée par les sceptiques à la suite d'une opération crapuleuse, dont il était très probable qu'ils en aient été les instigateurs, n'était qu'une opération médiatique destinée à affaiblir Copenhague.

Bon il ne fallait pas être très futé pour le deviner.

Leurs attaques malsaines et relayées de façon incroyablement haineuse par nos sceptiques français (ce qui en dit long sur leur état d'esprit) visaient, assez pauvrement, et de façon très mesquine, les reconstructions de température.

Concernant les reconstructions par proxies, nous avions certes "appris" que le problème de la divergence (connu depuis belle lurette et signalé dans maints articles) de certains proxies tourmentait certains scientifiques et que, dans leurs échanges par mails, ces derniers pouvaient s'exprimer comme vous et moi.

C'était une belle révélation...

 

Le deuxième point d'attaque concernait les bases de données de température du CRU, avec, en filigrane, la remise en cause du caractère exceptionnel des températures actuelles depuis 150 ans.

 

A ce sujet, on lira avec intérêt cet article de realclimate, où  les données brutes des stations, issues du  "World Monthly Surface Station Climatology.", sont comparées aux valeurs, "honteusement retravaillées", du CRU.

 

Ci dessous le résultat de cette comparaison:

 

comparaison

 

En rouge les données brutes et en bleu les données CRU.

Les données brutes sont issues de 2 sets de stations choisies "au hasard" avec les conditions que la répartition soit suffisamment large et que l'enregistrement couvre au moins 100 ans.

Les courbes sont quasiment identiques ainsi que toute personne normalement constituée pouvait s'y attendre.

On peut même constater que le deuxième set donne une variation encore plus importante que le CRU.

 

Bref, conformément à l'habitude, la propagande sceptique s'effondre lorsque l'on commence à faire un peu de science, en dehors de l'obscurantisme dans lequel, à l'instar de leurs amis créationnistes, les négationnistes du climat voudraient bien nous faire tomber.

Par bonté d'âme nous ne parlerons pas des élucubrations de nos quelques "scientifiques" français, genre Courtillot, et de leus affidés, qui se sont précipités sur cet os à ronger...

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