les dernières nouvelles de la science climatique.
un article intéressant paru sur Realclimate ce jour.
Il semble donc que les sceptiques, représentés en l'occurrence par Pielke, depuis quelque temps, et avec une mauvaise foi évidente, se sont emparés du phénomène de la relative stagnation des températures survenue depuis 3 à 4 ans.
La négation du réchauffement climatique passe, en vrac et en boucle, par la négation de l'exactitude des mesures de température, par la négation de l'effet de serre lui-même (ou alors en le relativisant par rapport à l'effet du Soleil), par la négation des fourchettes de sensibilité climatique telles que définies par le GIEC, par la négation du caractère exceptionnel de l'élévation de température actuelle au cours des deux derniers millénaires (on parlera prochainement de l'acharnement imbécile vis-à-vis de Michael Mann) par la négation du caractère exceptionnel des concentrations de CO2 depuis 750000 ans, etc.
Bien entendu, au cas où nous aurions réellement un réchauffement, mais à les lire, cela ne risque pas d'arriver, ce réchauffement serait, selon eux, bénéfique à la Terre et à l'espèce humaine en particulier.
La vocation de ce site n'est pas de faire de l'anti-scepticisme de base, encore moins de s'interroger sur les motivations réelles des sceptiques, ni sur leur capacité scientifique dans le domaine de la science physique, mais plutôt de donner des informations sur l'évolution réelle du climat telle qu' elle est perçue, de façon consensuelle, par les scientifiques, ainsi que par ma modeste personne évidemment, qui exprimera sa compréhension des phénomènes.
Mais se servir de la stagnation des températures pendant 3 à 4 ans pour prouver que les modèles de prévision se trompent, et donc, en filigrane, que le réchauffement n'est pas vrai, est une imposture stupide dont les sceptiques sont cependant coutumiers.
"If you are interested in the forced component of the climate - and many people are - then you need to assess the size of an expected forced signal relative to the unforced weather 'noise'. Without this, the significance of any observed change is impossible to determine. The signal to noise ratio is actually very sensitive to exactly what climate record (or 'metric') you are looking at, and so whether a signal can be clearly seen will vary enormously across different aspects of the climate."
"si vous êtes intéressés par le composant forcé du climat vous avez besoin d'évaluer la taille du signal forcé attendu relativement au bruit non forcé..."
C'est un peu ce que je me suis efforcé de démontrer dans l'article sur la stagnation des températures, dont, a posteriori, et en toute modestie bien sûr, l'utilité me semble non négligeable.