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En attendant les chiffres des différentes bases de données, voici quelques premiers indicateurs du mois de janvier 2008.
si on voulait résumer d'un seul mot….brrrrr..!
Bien que, chez nous, ce mois de janvier ait été particulièrement doux ( sans atteindre de record toutefois) (fig1)
Il n'en n'a pas été du tout de même en d'autres parties du monde (fig2)
On peut voir sur la carte du haut, de janvier 2008, plusieurs zones très froides en Asie centrale et Chine, sur une grande partie de l'Arctique, de l'Antarctique et dans la zone de l'ENSO (en phase Nina).
Seules quelques zones, le nord-est de l'Amérique du nord, l'Europe et le nord de l'Asie, présentent des anomalies chaudes assez élevées.
La comparaison avec le mois de janvier 2007, (carte du bas), le plus chaud jamais relevé, est saisissante.
D'ores et déjà on peut se douter (sauf surprise) que l'anomalie globale atteindra des valeurs faibles voire très faibles.
si la banquise arctique a retrouvé un peu de surface, la banquise antarctique continue à se porter de façon éblouissante.
voir issu du NSIDC l'anomalie d'extent de janvier pour les deux banquises (fig3)
voir aussi les courbes des anomalies d'area des deux banquises ainsi que l'anomalie globale en légère baisse. (fig4)
On peut rappeler que l'extent correspond à une concentration en glace supérieure à 15% alors que l'area est exprimée en glace pure.
Les modèles de prévisions de l' ENSO prévoient, en moyenne, une prolongation de la Nina au moins pendant le printemps de l' HN et certains même envisagent jusque et pendant l'été.
On peut noter toutefois (fig5) que, si les températures de la zone 3-4
continuent à baisser, les températures de la zone 1-2 entament une nette remontée, peut-être provisoirement.
Un mois de janvier 2008, donc, peu représentatif de la tendance au réchauffement que nous connaissons, de façon assez prononcée, depuis plus de 30 ans..
Alors, un effet de la variabilité climatique, un effet amplifié de la Nina sur les terres, ou une tendance plus profonde?
Encore trop tôt pour répondre, bien sûr.
EDIT
un petit truc encore et bien que je n'aime pas mélanger des choux et des carottes (à part pour la potée), voici, ci dessous l'évolution de l'anomalie de température globale de la basse
troposphère, mesurée par satellite (RSS), depuis janvier 2006.

On constate le plongeon, à partir de septembre 2007, et le fait que l'anomalie de basse troposphère est négative, de peu certes, en janvier 2008.
La dernière fois que nous avons eu une anomalie négative, c'était en janvier 2000, avec -0.14°C (pour -0.08°C en janvier 2008.)
En janvier 2000, nous étions en La Niña très forte et l'anomalie globale, selon NOAA, était de...0.27°C
Il semble bien que notre Niña, soit en partie responsable, finalement, de l'anomalie de ce mois de janvier 2008.
enfin, méfions-nous des corrélations...(corrélation n'étant pas raison)