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les dernières nouvelles de la science climatique.

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la banquise arctique en 2008 vers un nouveau record.


Alors que, côté antarctique, la banquise est toujours anormalement étendue, quoique cela commence à se calmer quelque peu, côté arctique cela risque de nettement moins bien se passer.

 

on lira avec attention ce point au 5 mai, du NSIDC.

 

 

 

petit résumé:

 

 

1-étant donné que le pôle nord est actuellement couvert de glace annuelle, il est tout à fait possible qu'il soit libre de glace cet été.

 

 

2- le déclin de l'extent d'avril était de 6000 km2/jour, soit plus rapide qu'en avril dernier

 

 

3- une partie au moins de ce déclin rapide réside dans les conditions chaudes qui ont régné en avril sur l'océan arctique et les zones périphériques.

Les anomalies dans certaines régions dépassent les 5 °C.

Cette chaleur inhabituelle est consistante avec des mouvements de circulation atmosphérique qui apportent de l'air chaud dans la région.

voir anomalies de température ci-dessous (image extraite du NSIDC).

 

 

 

 

 


4- les estimations de l'extent basées sur les conditions passées

 

 


la glace de ce printemps, montre une proportion inhabituelle de glace jeune et fine.

Typiquement, environ 30% de glace jeune survit à la saison de fonte, contre 75% pour la glace plus ancienne.

Pour estimer simplement la probabilité de dépassement du record de 2007, on peut appliquer les taux de survie des différentes années à la couverture de ce mois d'avril 2008.

Pour ne pas battre le record de 2007 seuls les taux de 1996 doivent être utilisés.

Pour les 24 autres années, le record sera battu.

La moyenne des 25 ans donnerait 3.59 Mkm2, tandis que si l'on appliquait les taux de 2007, on arriverait à 2.22Mkm2.

 

voir le graphique (extrait du NSIDC) ci-dessous illustrant ce propos:

 

 

 

 

 

 

Inutile donc de tourner autour du pot, la banquise arctique, suite, principalement, à des conditions atmosphériques anormales, risque de subir encore un nouveau coup fatal, bien que, paraît-il, on ne meurt qu'une fois.

Reste à savoir si ces conditions sont favorisées par le RC actuel et/ou par les conditions particulières (suite à la Niña) qui règnent sur la planète actuellement.

Nul doute que les instituts de recherche de par le monde vont trouver une petite niche budgétaire pour comprendre plus avant ce phénomène pour le moins surprenant, si l'on regarde, en tous cas, les prévisions des modèles telles que mentionnées dans le dernier rapport du GIEC.

Il serait bien aussi d'inclure la comportement de la glace de l'hémisphère sud, car l'anti-symétrie entre les deux hémisphères, de ce point de vue, peut faire se poser quelques questions.


 

Sur ce dernier point du comportement actuel de la banquise antarctique j'ai du mal à admettre l'influence du trou d'ozone, au dessus du pôle sud, comme j'ai pu le lire ici ou là.

Si l'influence de la déplétion en ozone et du refroidissement stratosphérique induit, dans cette zone, peuvent expliquer, si l'on en croit les recherches à ce sujet, la tendance long terme sur le continent antarctique, et pourquoi pas, sur la banquise, la poussée actuelle ne peut avoir pour origine exclusive ce phénomène.


 

EDIT: pour l'anecdote, lire ce petit article du NERC, concernant la surprise d'un opérateur de satellite qui n'en croyait pas ses yeux...

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G
Je vous remercie d'avoir pris la peine de me répondre aussi simplement. Je ne souhaiterais pas que vous vous mépreniez sur mon discours. je suis moi-même scientifique, ce qui m'a permis de lire avec beaucoup d'attention les articles et commentaires. Mais, en même temps, je n'ai aucune compétence pour pouvoir évaluer la pertinence des données proposées.Je voulais juste dire que les données scientifiques sont indispensables pour que ceux qui ont cette compétence analysent et proposent des actions.Malheureusement, dans les mains de pseudos scientifiques ces données deviennent de vraies armes déstabilisantes. et l'énergie est utilisée pour démontrer l'ineptie des propos plutôt que pour travailler à la proposition d'actions.Je ne faisais donc qu'illustrer la fameuse petite phrase " quand le doigt montre la lune, l'ignorant regarde le doigt".C'est malheureusement le coté obscure de la grande liberté d'accés à l'information que permet Internet.  Je ne peux que vous encourager à continer d'informer. Vue les réactions que la banquise provoquent, la tâche est ardue!
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G
Je constate qu'encore une fois, on est parti sur de grands discours d'expert en perdant de vue que ce qui est le plus important, ce n'est pas de savoir si l'eau va monter de 5,32 cm ou de 4,78... ou si cela se fera sur 10 ans 4 mois et 5 jours ... ce qui est important c'est que cela va arriver et que l'on perd nos énergie à autre chose qu'à agir ... Justement pour dépasser ces discours d'experts stériles, nous avons réalisé un diaporama de sensibilisation qui touche plus le beau que le drame, en espérant qu'il emmenera le promeneur dans une réflexion et dans une prise de conscience.http://gnou53.free.frArrêtons de perdre notre temps en vaines paroles et agissons...
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M
<br /> Je comprends ce point de vue, mais il se trouve que nous avons, plus que jamais, besoin de précisions et de cohérence de la part des scientifiques, pour contrer, entr'autres, certains discours plus<br /> ou moins sceptiques.<br /> Cette histoire de niveaux, à laquelle j'ai consacrée plusieurs articles, est, à mon sens, très importante.<br /> On verra, dans le dernier article à ce sujet, que la fonte des glaces terrestres semble s'accélérer fortement au cours de ces 5 dernières années, malgré une stagnation relative des<br /> températures.<br /> Et puis ce blog se veut avant tout un observateur et si possible un expliquant de l'évolution climatique et non pas un prédicteur de tout ce que l'on risque de perdre...<br /> <br /> <br />
L
Normalement c'est le bon lien :http://www.springerlink.com/content/au9x40l201105273/fulltext.pdf
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M
<br /> ok merci ça marche.<br /> Cette étude est très intéressante mais doit être confirmée.<br /> Elle illustre le rôle fondamental de l'océan et par là-même le besoin énorme de connaissance du comportement de ce dernier pour prévoir l'évolution climatique future.<br /> <br /> <br />
L
Au détour d'une recherche sur ce blog, je suis tombé sur cet article qui résume bien les propos alarmistes et spéculatifs des scientifiques (orientés ?) à l'approche de l'été. C'est pareil d'ailleurs lorsqu'on approche une nouvelle année. 2007 devait être une année avec des anomalies records, paraissait il à l'époque. 2008 aussi... Ben non... A postériori, ces news sont aussi droles que pathétiques. Et les médias les reprennent volontier pour affoler tout le monde. Par contre, lorsque des scientifiques se trompent (comme souvent), il n'y a plus personne. On remarquera qu'Amourabi était déjà en forme à l'époque Enfin au passage, un peu de lecture rafraichissante de scientifiques (des vrais) de la NOAAhttp://www.springerlink.com/content/au9x40l20110527/fulltext.pdf"En résumé, nos résultats mettent en lumière le rôle significatif de l'influence océanique plutôt que les effets directs et localisés du forçage radiatif anthropique, lors du récent réchauffement climatique des continents. Ils suggèrent que le réchauffement récent des océans a provoqué le réchauffement des continents par le biais d'une série de mécanismes qui sont habituellement reconnus comme l'impact global des variations des températures de surface des océans. Ces derniers ont accru l'humidité dans l'atmopshère, modifié les mouvements verticaux de l'atmosphère ainsi que les champs de nuages résultants. Ils ont aussi perturbé les flux radiatifs aux courtes et grandes longueurs d'onde vers les surfaces continentales. "
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M
<br /> N'exagérons rien.<br /> Il est vrai que le NSIDC a été un peu imprudent avec cette prévision, mais le minimum de 2008 aura été, quand même, le deuxième plus bas (loin devant les autres années) derrière 2007.<br /> Il est vrai aussi que lorsque les modèles maîtrisent aussi mal la variabilité climatique, faire des paris sur l'anomalie d'une année particulière est irraisonable.<br /> Il est vrai aussi que les constats sont bp plus faciles à établir que les prévisions.<br /> Mais faut-il cependant s'abstenir de faire des prévisions et se contenter de constater?<br /> A chacun son point de vue.<br /> <br /> Concernant l'influence des océans, c'est pris en compte par les modèles à ce que je sache.<br /> Mais comme ton lien ne marche pas (à moins qu'il faille souscrire) difficile de se faire une idée précise.<br /> <br /> <br />
H
http://ice-glaces.ec.gc.ca/app/WsvPageDsp.cfm?id=204&Lamg=engVoici pour compléter ma réponse précédente, le lien vers l'effrondemment de plateaux de glaces de l'archipel canadien. Il s'agit de la première fois qu'un tel événemment a lieu. De plus, il s'agit de la glace la plus épaisse de l'Arctique, parfois jusqu'à 6, 7 mètres d'épaissseurs. Si leur rupture n'est pas directemment liés à un réchauffemment, ils montrent cependant une évolution de la banquise, qui n'est même plus capable de conserver la glace pérenne. Or, jusqu'à preuve du contraire, cette glace pérenne est indispensable. Elle forme un ruban de glace qui ne bouge jamais, depuis le Nord du passage du Nord Ouest jusqu'au Nord du Groënland.
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