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Contrairement à ce que l'on peut raconter ici ou là, de préférence sur les sites sceptiques, les données NASA-GISS, ne donnent pas de réchauffement systématique par rapport aux autres bases de données.
Bon, certes, Hansen, patron du GISS, n'a pas l'heur de plaire aux sceptiques...
Mais tout de même, oser susurrer que son activisme est tel qu'il n'hésiterait pas à tricher, est tout simplement infâme.
C'est vrai aussi que lorsqu'on voit le public du site en question, on comprend également que l'administrateur ne veuille pas caresser à rebrousse-poil la cohorte de fanatiques qui compose principalement son public.
Je me demande d'ailleurs ce que viennent y faire certains.
Enfin c'est leur problème.
Bref, ces méchancetés étant dites, revenons-en à nos moutons.
En premier lieu nous comparerons les données NASA-GISS aux données des autres bases de températures de surface, à savoir Hadley et NOAA.
La période étudiée est 1979-2007 qui correspond, pour 1979, aux débuts des relevés satellitaires et qui s'arrête en 2007, dernière année entière.
Nous n'oublierons pas de normaliser les périodes de référence évidemment, ce que manquent toujours de faire les sceptiques.
La période de référence sera celle de NASA-GISS à savoir 1951-1980.
Voici ce que donnent les courbes:
(cliquer sur image pour un meilleur rendu)
Comme on le voit les tendances linéaires sont très proches voire identiques.
Et comme la NASA est l'accusée, sans d'ailleurs que les accusateurs sachent comment est calculée l'anomalie, on observe que sa tendance est entre les tendances d'Hadley et de NOAA.
Il faut dire que ces deux organismes ne sont pas non plus à l'abri des attaques sceptiques.
Ces derniers comparent volontiers les données NASA avec les données UAH.
Il faut dire que l'un des responsables d'UAH, John Christy, est un sceptique notoire.
Ca aide...
Mais celà, le rédacteur de l'article infâmant pour Hansen, n'en pipe mot.
NASA-GISS et mesures par satellites
Puisqu'on regarde les mesures satellitaires, il faudrait aussi parler de marge d'erreur, comme pour les mesures au sol et de SST d'ailleurs.
Mais bref, je vous épargnerai cela.(à moi aussi d'ailleurs)
Nous allons tout d'abord regarder les moyennes annuelles, en n'omettant pas la base de données RSS et en n'omettant pas de normaliser, comme vu plus haut, les périodes de référence, les mesures satellitaires ayant commencé en 1979.
Par souci de cohérence avec ce qui a été vu plus haut, nous ajusterons les bases satellitaires à la moyenne 1951-1980.
Evidemment nous aurions pu faire l'inverse également.
Examinons tout d'abord NASA et UAH.
C'est cette comparaison qui fait tant gloser.
(cliquer sur image pour un meilleur rendu)
La tendance UAH est plus faible de 16% par rapport à la tendance NASA-GISS.
Il faut dire qu'UAH était l'organisme qui détectait, il y a quelques années, un refroidissement de la troposphère.
Il était pour cela très prisé des sceptiques et ils en ont gardé un souvenir ému, semble t'il.
Il a rectifié depuis, mais enfin...Comme on le voit, l'anomalie NASA est quelquefois au dessus, et quelquefois en dessous, de l'anomalie UAH.
Voici maintenant la comparaison NASA-GISS avec l'autre base de données satellitaire, RSS.
(cliquer sur image pour un meilleur rendu)
Les tendances sont déjà plus cohérentes et là aussi l'anomalie NASA est quelquefois en dessous, et quelquefois au dessus de l'anomalie RSS.
Rien de systématique donc, comme braillé de façon imprudente et non moins incompétente.
On remarquera que la moyenne des bases satellitaires (RSS et UAH) est de 0.163°C/décennie, soit très proche des bases de données de surface.
Il y a belle cohérence, bien loin du foutoir tel que présenté par certains mal embouchés.
Nous avons examiné les moyennes annuelles mais il est un fait que lorsqu'on fait un zoom sur le mois ou pourquoi pas le jour ou même l'heure, une augmentation à la surface ne se répercute pas immédiatement en altitude.
Les échanges (il y a une part de diabatisme) ne sont pas instantanés, et d'autres phénomènes, tels l'adiabatisme humide viennent changer, en altitude, le delta de température qui se produit en surface.
Et oui, ce ne sont pas tout à fait les mêmes milieux, même si l'on conçoit qu'en général,au bout d'un lapse de temps suffisamment long, les deltas de températures de surface et de la moyenne troposphère soient homogénéisés.
Au bémol près que, suivant les zones, la tendance long terme puisse être différente comme au niveau des tropiques (convection humide plus forte) et bien que les observations soient quelque peu
confuses à ce sujet.
On constate cependant que, lors d'évènements Niño puissants, comme en 1998, la convection humide est tellement forte qu'elle vient augmenter l'anomalie de TLT considérablement plus qu'en surface.
On a peut-être d'ailleurs le même phénomène actuellement mais inversé lors de la Niña.
En conclusion, prière de comparer des choses comparables, en tenant compte, d'une part, des périodes de référence, des phénomènes physiques différents qui se produisent et des échelles de temps.
En essayant, un tant soit peu, d'approcher un comportement réellement scientifique...
PS: que mes quelques lecteurs se rassurent, je n'ai pas l'intention de me transformer en antiseptique (non ce n'est pas une faute d'orthographe) de base.
Mais trop c'est trop et lorsque je jugerai que la limite est dépassée, je le ferai savoir ici-même.