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océan global: le plus chaud depuis que les relevés existent?

EDIT du 20/07/2009

résultats Hadley

ci dessous le graphe de l'anomalie SST telle que mesurée par Hadley.



La température atteinte ne dépasse pas le record de 1998.
Toutefois, ceci conforte le fait que les SST ont été très chaudes en ce mois de juin 2009, alors que côté Niño, la situation actuelle n'a rien à voir avec celle de 1998.

fin EDIT


Selon la NOAA, en effet, les océans, avec une anomalie de température de 0.59°C, n'auraient jamais été aussi chauds depuis que les relevés existent, pour un mois de juin et tous mois confondus.

Ce mois de juin se classe ,en outre, au deuxième rang, sur un plan global (terres+océans), avec 0.62°C, des mois de juin les plus chauds.

voir l'article : indicateurs climatiques de juin 2009

ces résultats sont évidemment très importants mais de ce fait demandent confirmation.

évidemment, on pourra évoquer des erreurs, toujours possibles, mais on ne pourra pas évoquer cette fois, l'effet urbain.




EDIT du 18/07/2009

Dans un commentaire, il est fait mention de la base de données OI v2, concernant notamment les anomalies de SST.

Je n'ai pas vérifié moi-même la tendance, mais étant intéressé par la véritable évolution du climat, un peu de recherche s'imposait.

 

Je suis tombé sur ce paragraphe dans le "climate monitoring de juin 2009" :

 

 

 « Please Note: Beginning with the July 2009 State of the Climate Report, NCDC will switch to a new version (version 3b) of the extended reconstructed sea surface temperature (ERSST) dataset. ERSST.v3b is an improved extended SST reconstruction over version 2. Most of the improvements are justified by testing with simulated data. The primary difference in version 3b, compared to version 2, is improved low-frequency tuning that increases the sensitivity to data prior to 1930. In ERSST v3b, satellite data was removed from the ERSST product. The addition of satellite data from 1985 to present caused problems for many users. Although the satellite data were corrected with respect to the in situ data, a small residual cold bias remained at high southern latitudes where in situ data were sparse. For more information about the differences between ERSST.v3b and ERSST.v2 please read Summary of Recent Changes in the Land-Ocean Temperature Analyses and Improvements to NOAA's Historical Merged Land-Ocean Surface Temperature Analysis (1880-2006) paper."

 

en quelques mots, la version ERSST sera désormais la ERSST v3 bis.

Pour ce qui concerne l'évolution récente, les données satellite, présentant un biais, seront donc exclues de l'ancienne version.

OI v2, par contre, comprend ces données satellite, en particulier AVHRR, dont la précision n'est en effet pas évidente, du fait, assez bien connu maintenant, du rayonnement pas toujours lié à la SST, de la couche mince océanique.

On ne remettra donc en cause les résultats des grands organismes qu'à bon escient...

fin EDIT

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C
Mais tu reprends ce que j'ai dit avec des mots différents.Avec une agressivité que tu m'accuses d'avoir.Tu ne t'encombres pas de demi mots: vaniteux, imbécile. Désolé, mes prénoms ne sont pas ceux là.J'ai des lacunes comme beaucoup d'entre nous, je ne suis dons plus digne de parler, mais personne n'est digne de parler dans ce monde alors.Le flux net puisque c'est le bon terme est bien la seule chose interessante. Désolé pour mes lacunes en vocabulaire.J'attends de voir l'analyse que tu promets.Les analyses que tu fais d'habitude avec l'ENSO concerne uniquement la température de surface si je ne me trompe, mais je serais heureux que tu me contredise à nouveau.Tous les lecteurs comptent sur tes qualités de pédagogue.
Répondre
M
<br /> J'ai bien conscience d'avoir été désagréable mais tu n'étais pas visé par les expressions employées.<br /> Tu n'as rien fait que discuter et je n'ai pas de raison spéciale d'être très méchant.<br /> Simplement, il faut voir ce que cache le scepticisme, parfois.<br /> Je préconise d'avoir, au contraire, l'esprit ouvert (sans un état d'esprit de doute permanent, néfaste à mon sens) pour tenter d'apréhender l'univers le mieux possible.<br /> <br /> Concernant le terme "forçage TOA", il n'est habituellement pas très bien compris.<br /> En conséquence on se plante très souvent si on veut interpréter ce qui se passe à la surface et en profondeur par rapport à cette valeur de forçage TOA annoncée.<br /> <br /> J'essaierai de faire un article pédagogique (sans prétention de ma part évidemment) très simple à ce sujet.<br /> Bon faudra pas dire que c'est trop simple, c'est pour mieux comprendre.<br /> <br /> PS: j'ajouterai qu' assez souvent, s'il faut manifester du doute, c'est envers soi-même.<br /> C'est à dire envers ses propres capacités d'analyse, de synthèse, de compréhension.<br /> En bref, prendre conscience du filtre personnel à travers lequel on voit les choses.<br /> Evidemment, connaissant la nature humaine, en général, c'est pas souvent le cas.<br /> Mais c'est une démarche indispensable.<br /> <br /> <br />
C
Les vérités révélées ne sont pas ma tasse de thé. Dès que quelqu'un ou un groupe affirme qu'il faut croire sans comprendre, le doute doit s'installer. C'est vrai dans tous les aspects de la vie, du coté scientifique aussi. Sur les chiffres: si il y a un forçage net, il doit se retrouver instantanément sur la dérivée de la quantité de chaleur, inutile d'attendre un temps infini. Si la courbe de chaleur présente un plateau, cela correspond a un forçage net nul. Sur la période récente: un plateau de la courbe de chaleur, courbe de température plate aussi et pas d'éléments exceptionnels visibles: pas d' El Nino marquant pas d'éruption volcanique majeure. Donc probablement un forçage nul en ce moment sans explication réelle. (c'est encore plus bizarre au début des années 80) J'ai cité le soleil car sa TSI en ce moment est environ 0,5W en dessous des minimas précédents et devrait être prise en compte dans le comportement actuel. Le 0.1°C que tu cites est la valeur toujours citée basée sur la variation habituelle du soleil. Mais en ce moment il a décidé de se singulariser à la fois en profondeur et en durée du minimum. Au vu de la précision des valeurs manipulées, que ce soit pour la précision des relevés de températures et de leur moyennes, des valeurs de chaleur, des estimation de forçage, de la compréhension des cycles longs du soleil ou des courant marins, des estimations faites dans les modèles sur la couverture nuageuse, des estimations des valeurs de températures passées; je trouve délicat de présenter des certitudes. Les modèles ne sont pas non plus une réponse satisfaisante, il suffit de regarder les déboires des modèles de prévision des cycles solaires. Ce n'est pas parce que le modèle colle sur le passé qu'il est capable de prévision fiables. Si les données que l'on fournit sont imparfaites aucun modèle ne peut ajouter de la précision ou des données manquantes. En dehors de l'indifférence, une attitude possible devant cet état de fait est la recherche permanente de la vérité, ce qui nécessite bien souvent une certaine dose de scepticisme qui incite a relativiser les affirmations. Continuons à chercher.
Répondre
M
<br /> Bon je ne vais pas passer mon temps à te répondre car manifestement tu ne comprends pas. Il ne faudrait pas non plus devenir désagréable à m'accusant à mi-mots de demander d'accepter une vérité<br /> révélée.<br /> <br /> Personne ne connait la vérité scientifique réelle quel que soit le domaine.<br /> Ca n'empêche pas d'avancer tout de même, mais il faut le faire sans a priori sceptique et sans un doute imbécile souvent engendré par une incompétence vaniteuse.<br /> <br /> Il te faut, si tu veux avancer un peu, revoir la définition du forçage et du flux net TOA, car manifestement tu as de graves lacunes dans ce domaine.<br /> <br /> Donc pour la dernière fois, on ne peut quantifier le forçage dans la chaleur de l'océan supérieur, ni dans sa dérivée d'ailleurs.<br /> On ne peut quantifier que le flux net TOA, ce n'est pas pareil.<br /> C'est le flux net TOA, égal à ce qui rentre moins ce qui sort de l'atmosphère, qui constitue la puissance de chauffage.<br /> Concernant les plateaux j'ai déjà répondu me semble t'il.<br /> Ces plateaux, s'ils sont réels, correspondent à des puissances de chauffage nulles donc des flux nets nuls.<br /> Il s'agit d'analyser pourquoi.<br /> Mais il y a une forte corrélation avec l'ENSO et l'activité solaire, comme je l'ai montré à maintes reprises sur ce blog.<br /> Entre parenthèses, ne pas confondre les valeurs de variations de TSI avec celles du  forçage solaire.<br /> <br /> <br />
C
Tu cites dans ton PS2 un forçage de 1 à 1,2W/M² qu'il te semble normal de comparer avec une valeur calculée à partir de l'augmentation de chaleur réévaluée à 0.35W/M². Comme dans beaucoup de publications, il semblerait que les océans constituent 90% de la capacité de stockage de chaleur, l'ensemble de la chaleur reçue en trop par l'ensemble terres, océans, atmosphère devrait se retrouver dans les océans avec 10% d'erreur maximum. Le forçage radiatif TOA doit finir dans les océans. Nous en sommes toujours à 0.35/M² + 10% soit 0.4W/M² à comparer à 1W/M². Dans un post de Real climat de 2005 on trouve cette phrase: "Par exemple, le total des forçages depuis 1850 est autour de 1,6±1 W/m2 , le changement de température globale est de 0,7±0,1 °C et le taux actuel de réchauffement de l’océan (afin de corriger les conditions hors équilibre) est autour de ~0,75 W/m2" http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/01/climatepredictionnet-climate-challenges-and-climate-sensitivity/ Finalement nous ne sommes pas loin de l'imprécision de l'estimation de départ: 1,6-1= 0,6W/M². On manipule des chiffres avec un telle imprécision qu'en tirer une conclusion est dangereux. Au delà de ces chiffres peu exploitables, la courbe de chaleur en elle même me pose des problèmes. Nous devrions avoir un forçage radiatif permanent, donc une montée progressive. Le quasi plateau récent, au moment ou la température de surface reste stable elle aussi, laisse penser qu'il n'y a quasiment plus de forçage. Je ne vois rien qui justifie cette situation. Pas d'éruption majeure, seule la baisse du niveau de radiation du soleil, pas loin de 1W par M² fournit un ordre de grandeur plausible.  Le comportement bizarre du début des années 80 est aussi assez étrange. Je me demande si cette mesure de chaleur est précise et, au bout du compte, où est l'imprécision la plus forte. Comme par ailleurs les modèles sont des objets à manipuler avec précautions, je ne vois pas d'espoir court terme de ce coté. Il suffit de regarder les déboires de modèles qui prédisaient les cycles solaires pour constater que même si un modèle rend compte d'une partie du passé cela ne garantit pas une prévision fiable du futur. Nos connaissances me semblent très fragmentaires et mes doutes toujours très solides. Je ne me sens pas plus réchauffiste que "sceptique" . Je reste sceptique au sens normal du terme et toujours à la recherche d'explications fiables.
Répondre
M
<br /> Il semble me souvenir que realclimate parlait du déséquilibre récent (alors que le forçage est le plus fort) qui devrait être de 0.75W/m2 et Hansen parlait même de 0.85W/m2.<br /> Or dans le cas que j'ai présenté, il s'agissait du déséquilibre moyen de 1969 à 2008.<br /> <br /> Tu dis que le forçage TOA doit se retrouver dans les océans.<br /> C'est vrai, au bout d'un temps infini.<br /> Ce que l'on peut dire à l'instant t c'est que ce qui a été absorbé par l'océan a empêché la température de monter à la température d'équilibre.<br /> Quant à la courbe de chaleur de l'océan, elle subit les variations qu'imposent la variabilité climatique.<br /> Si, par exemple, on a un forçage positif ou négatif naturel imposé par l'ENSO, par exemple, pourquoi donc l'océan supérieur y échapperait?<br /> De même pour l'action du forçage solaire, dont le cycle serait responsable de variations de l'ordre de 0.1°C à la surface (donc aussi en profondeur).<br /> <br /> Ceci dit tu avais demandé une courbe de chaleur globale.<br /> Cette courbe existe et je t'ai présenté celle concoctée par Levitus.<br /> Il y en a d'autres.<br /> Je rappelle qu'elle ne peut représenter le forçage total qu'au bout d'un temps, en théorie, infini, mais que la connaissance précise de cette chaleur ainsi que des températures de surface, sont des<br /> éléments très importants de l'édifice "réchauffement climatique".<br /> <br /> Puisque tu l'abordes, le fait d'être sceptique, au sens normal du terme, ne me gêne pas en première approche.<br /> Toutefois, il ne faudrait pas oublier que ce n'est pas parce qu'on ne comprend pas soi-même les choses, qu'elles ne sont pas réelles.<br /> Il conviendrait donc de relativiser son scepticisme comme, d'ailleurs, ses propres certitudes.<br /> <br /> <br /> <br />
C
0,4x10²² J/Y corespond a un forcage radiatif d'environ 0,26w /M². C'est un peu endessous du 1,6w/M².Où est l'erreur?
Répondre
M
<br /> Si on veut faire la liaison avec les flux TOA, il faut le faire avec le flux net, pas avec 1.6W/m2 qui est l'estimation du forçage depuis 1850.<br /> <br /> PS: je continue<br /> <br /> l'évolution de la chaleur stockée dans les 700 premiers m de l'océan est de 0.4 10 22J/an, soit par rapport à la surface de l'océan, 0.36W/m2, pour la période 1969/2008.<br /> Ceci concerne uniquement les 700 premiers m.<br /> Levitus2005, indique que la chaleur contenue dans les 3000 m d'océan serait de 29% supérieure.<br /> pour les 3700m on peut estimer que la majoration est de l'ordre de 35% (on ne sait pas bien en fait).<br /> On arrive alors à un flux de 0.49W/m2.<br /> Le calcul, effectué à partir des estimations de forçage appliquées à un modèle multi-couches, nous donne un flux moyen, sur la même période, de 0.62W/m2.<br /> Ce flux est un flux théorique qui ne tient pas compte des transferts de chaleur entre océans et terres où il est rayonné dans l'espace.<br /> Il doit donc être minoré.<br /> On est dans les mêmes ordres de grandeur.<br /> <br /> PS2: le calcul plus haut était fait pour comparer ce qui se passe sur l'océan avec un modèle qui ne tient compte que de l'océan.<br /> d'où la prise en compte de la surface océanique uniquement.<br /> Si on veut, par contre, expliquer pourquoi l'élévation globale de la température n'est pas ce qu'on attendrait qu'elle soit à l'équilibre, soit une meilleure estimation à 1.2°K, il faut faire<br /> intervenir la surface globale.<br /> Dans ce cas on est à 0.26W/m2 * 1.35 (pour tenir compte de toute la profondeur)  = 0.35W/m2.<br /> Sur une période, cependant, où le forçage moyen n'est pas 1.6W/m2 mais plutôt 1 à 1.2W/m2.<br /> D'où la difficulté de faire des calculs de coin de table et la nécessité de faire intervenir des modèles.<br />  <br /> <br /> <br />
C
Mais nous ne sommes pas dans le cas d'une surface théorique sans inertie. L'année est une durée trop courte, nous parlons de cycles dans les courants marins qui dépassent l'année: quelques années pour El Nino et quelques décennies pour d'autres cycles. Sur le très long terme la température de surface évoluera probablement dans le même sens que la quantité de chaleur stockée, mais sur des périodes de quelques décennies beaucoup de choses peuvent se passer. Pour la quantité de chaleur je n'ai pas vu grand chose de probant, nous manquons de recul sur les mesures du système Argo (à peine 6 ans) et le niveau des océans est influencé par de nombreux facteurs, on commence tout juste à comprendre la part de chaque terme. J'ai l'impression que l'on mesure la température parce que l'on ne sait pas vraiment mesurer autre chose. C'est la porte ouverte à des interprétations variées au gré de l'humeur des courants marins. C'est vraiment dommage car en théorie, sous l'effet du forçage radiatif, la quantité de chaleur du système devrait augmenter régulièrement, sans soubresaut. Dommage qu'il n'y ait pas de mesure fiable de cette donnée.
Répondre
M
<br /> Je comprends ton problème.<br /> Mon blog ne s'intéresse pas uniquement à l'évolution long terme mais également à ce qui se passe en temps réel.<br /> D'où les indicateurs mensuels de la température de surface et le suivi de cette dernière.<br /> Je n'envisage pas chaque anomalie mensuelle comme un signe de la tendance long terme mais comme une expression de la variabilité dans le contexte, ou non, de cette tendance.<br /> Pour ce qui est de la mesure de la chaleur stockée, rien de très probant, peut-être.<br /> Néanmoins des gens comme Levitus, Domingues, Willis, j'en passe, y travaillent et nous sortent des résultats intéressants.<br /> <br /> par exemple un résultat récent de Levitus qui concerne la période 1955-2008:<br /> <br /> <br /> <br /> <br />