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les dernières nouvelles de la science climatique.

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quand les glaciations ont elles commencé?

Avant de vous quitter pour une semaine, un petit peu de paléoclimatologie.

 

Si l'on excepte les glaciations très anciennes, comme celles, par exemple, qui ont eu lieu au  Néoprotérozoïque , de -850 à -630 Ma, où la Terre aurait été très proche de la "boule de neige" (snowball Earth), on pensait généralement que, si les glaciations "récentes" avaient affecté le continent antarctique vers -35Ma environ, elles n'avaient concerné l'HN qu'à partir de -3Ma.

Etant donnée que la cause évidente de ce passage à l'état "icehouse" (je laisse traduire en français) était la baisse de la teneur en CO2, je me suis toujours demandé pourquoi des teneurs comparables en CO2 il y a 30Ma et il y a 3Ma, avaient des effets différents sur les glaciations de l'HN.

 

J'avais posé la question à Gavin Schmidt sur Realclimate:

 

"Hi Gavin

I have a problem of understanding for the Lunt et al 2008 paper.

When they write:

"suggest Eocene atmospheric CO2 of the order of 1,000 p.p.m.v., falling to levels as low as 200 p.p.m.v. in the Middle Miocene,"

Why could Greenland avoid a glaciation when the CO2 was only 200ppm?

For them, in the Pliocene, the fall from 400 to 280 ppm was sufficient and a fall from 1000 ppm to 200ppm in the Miocene was not?
(I believe it was sufficient for Antarctica glaciation)

can you explain me?

[Response: Fair point - I don't really know. However, judging from figure 6.1 in the IPCC report, it's clear that the estimates for CO2 through the Cenozoic prior to the ice core records (including the Pliocene and Miocene) are pretty uncertain. - gavin]"

 

 

Cette étude parue dans le dernier Nature, apporte des éléments nouveaux qui permettent de comprendre un peu mieux la différence de comportement entre Arctique et Antarctique.

 

en voici l'abstract:

 

Thresholds for Cenozoic bipolar glaciation

Robert M. DeConto1, David Pollard2, Paul A. Wilson3, Heiko Pälike3, Caroline H. Lear4 & Mark Pagani5

  1. Department of Geosciences, University of Massachusetts, Amherst, Massachusetts 01003, USA
  2. Earth and Environmental Systems Institute, Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvania 16802, USA
  3. National Oceanography Centre, University of Southampton, Southampton SO14 3ZH, UK
  4. School of Earth and Ocean Sciences, Cardiff University, Cardiff CF10 3YE, UK
  5. Department of Geology and Geophysics, Yale University, New Haven, Connecticut 06520, USA

Correspondence to: Robert M. DeConto1 Correspondence and requests for materials should be addressed to R.M.D. (Email: deconto@geo.umass.edu).

 

traduction

 

L'historique glaciaire de la Terre du Cénozoïque montre une glaciation de l'Antarctique, pendant l'Oligocène inférieur (-33.6Ma), suivie par le début des cycles glaciaires de l'hémisphère nord, environ 31 Ma plus tard.

Le pivot de l'évènement de l'Oligocène inférieur est caractérisé par une montée rapide de la concentration en isotope de l'oxygène (évènement Oi-1) de 1.5 pour mille dans les foraminifères benthiques du fond des océans en quelques centaines de milliers d'années.

L'absence de refroidissement simultané détecté dans les enregistrements de Mg/Ca profonds, toutefois, a pu servir d'argument pour dire que la glace formée à cette époque n'aurait pu être contenue sur le seul Antarctique; ceci, combiné au fait de l'évidence d'un refroidissement continental et de débris glaciaires dans l'hémisphère nord, augmenterait la possibilité que le Oi-1, représente le précurseur d'une glaciation bi-polaire.


Ici, nous testons cette hypothèse en utilisant un modèle climatique global intégrant les inlandsis qui utilise à la fois la baisse à long terme de la teneur en CO2 et les effets du forçage orbital.

Nous montrons que la concentration minimale en CO2, à laquelle peut se produire une glaciation de l'Arctique, soit 280 ppm, est beaucoup plus basse que pour l'Antarctique (750 ppm).

C'est pourquoi, une croissance des inlandsis dans l'HN, suivant immédiatement la glaciation antarctique aurait requis une rapide baisse du CO2 à des niveaux inférieurs à ceux relevés par les proxies et les modèles de cycle du carbone.

A la place d'une glaciation bipolaire, nous trouvons que le Oi-1 est mieux expliqué par la croissance de l'inlandsis antarctique seul, combiné avec un refroidissement de l'océan profond et un inlandsis, moins modifié isotopiquement, que précédemment suggéré.

Les proxies de CO2 restent au dessus du seuil de 280ppm précédemment dterminé, jusqu'à -25Ma , mais ont été proches ou en dessous, depuis cette époque.

Ceci implique que des épisodes de glaciation dans l'HN ont été possibles 20 Ma plus tôt que précédemment admis (bien que encore plus tard que Oi-1) et pourraient expliquer une certaine variabilité dans les enregistrements de niveau de la mer du Miocène.

 

Cette étude, très importante, à mon sens, permet d'une part d'expliquer les différences de comportement "glaciaire" entre Arctique et Antarctique, et d'autre part de mettre en évidence, une fois de plus, le rôle primordial du CO2 dans le climat du passé.

 

Pour se répérer un peu dans le maquis des époques géologiques:

(extrait de Wikipedia)

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E
Ce que j'apprécie par dessus, c'est la capacité de miniTAX à tenter de retourner une situation. Il arrive, tel un chevalier blanc, portant le drapeau de la vraie science, nous indiquer que l'estimation de l'origine fossile du CO2 atmosphérique que l'on trouve dans la littérature et le rapport du GIEC n'est pas correcte.Il se lance dans des affirmations où n'apparaissent ni citations, ni travaux, ni calculs, rien que du blabla.Ensuite, youpla-boum, il nous dit que nous essayons d'inverser la charge de preuve (moi aussi j'ai trouvé la fonction gras) en lui demandant des détails. Nos "effets de manche" sont des articles publiés (dont un datant de 79, tout de même), des extraits du rapport du GIEC, des livres de référence etc. Les calculs des rapports C12/C13/C14 fournissent des preuves évidentes de l'origine fossile du CO2 atmosphérique. Que ceux qui ne me croient pas sur parole, ce qui est bien entendu normal, aillent lire les références citées pour se aire une idée. Heureusement, je sais que les participants ici sont habitués à vos élucubrations et savent voir à travers le blabla que M. Minitax n'apporte rien à la discussion. C'est peut-être d'ailleurs la raison qui fait qu'il s'est fait éjecter de bon nombre de forums... Si il ne s'agit pas que d'élucubrations, alors nous serons évidemment très heureux de découvrir les erreurs patentes de tous ces pauvres chercheurs abrutis qui ont trouvé leur diplôme dans un paquet-surprise. Avec chiffres à l'appui.  
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M
"Cependant, la connaissance de la baisse de concentration en oxygène, en relation avec l'oxydation de la matière organique (fossile+végétaux+sols), permet de retrouver, par stoechiométrie, cette somme."Peut-être, mais pour l'instant, ça reste une appréciation qualitative, sans chiffre ni proportion et non référencée donc c'est de l'ordre du non falsifiable.----------------------"J'aimerais bien, si j'en avais le temps, faire un article simple (forcément) sur les points que je viens d'évoquer, afin de voir si on peut retomber sur ses pattes."Oui, ce serait intéressant, ça permettrait de reprendre là où on s'était arrêté, souviens-toi. ;)
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M
"Donc, où sont vos références qui mettent en doute le dosage isotopique du CO2 atmosphérique ?"---------------------------------Qui parle de mettre en doute le dosage isotopique du CO2 atm ??? J'ai mis en doute le fait que le dosage isotopique pemettrait de conclure à l'origine anthropique la hausse constatée de CO2 comme vous l'avanciez (sans preuve évidemment) alors arrêtez de déformer mes propos pour vous défiler lamentablement.C'est quand même une rhétorique tordue que de faire vos strawmen grossiers et d'inverser la charge de la preuve ! Si certains affirment que la danse de la pluie est efficace, c'est pas à moi de montrer des références qui la réfutent mais à ceux qui l'affirment de prouver leur argument, de manière scientifique, logique et documentée et non avec des effets de manche.Si vous ne savez pas ce principe de logique de base, révisez votre épistémologie mon vieux. Mais je soupçonne que vous le savez, seulement, vous continuez de brasser de l'air avec des citations HS et des insinuations grotesques sur ma personne pour éviter de reconnaître que vos arguments scientifiques sont inexistants.
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E
miniTAX, votre emphase littéraire est inversément proportionnelle à la qualité scientifique de votre discussion. "Blablabla, c'est même pas vrai. Blablabla moi moi moi blabla j'affirme tout sans la moindre référence ni le moindre calcul blablabla". Donc, où sont vos références qui mettent en doute le dosage isotopique du CO2 atmosphérique ? Je vous ai donné une référence de 1979 sur l'utilisation de celui-ci. Alors Quid ? Du vent, des mots en l'air ? Probablement... Je snes que vous allez noyer votre absence d'aguments dans une bouillie quelconque incorporant des majuscules, des effets de style et quelques insultes. Vous faites de la politique, pas de la science, là. PS : c'était là mon dernier poste s'adressant à vous. Bonne continuation dans votre déni d'évidence et votre pathétique tentative de propagande du doute. Tiens, vous ne seriez pas un ultra-libéral ?
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M
<br /> Pour conclure provisoirement sur cette histoire de C13, on peut dire, en première approche, que la baisse de concentration de cet isotope dans l'atmosphère, permet de différencier l'origine<br /> terrestre de l'origine océanique.<br /> C'est déjà pas mal.<br /> Concernant l'origine terrestre, le C13 ne semble pas pouvoir différencier l'origine fossile de l'origine végétale vivante ou organique morte (dans les sols).<br /> C'est un fait.<br /> Cependant, la connaissance de la baisse de concentration en oxygène, en relation avec l'oxydation de la matière organique (fossile+végétaux+sols), permet de retrouver, par stoechiométrie, cette<br /> somme.<br /> Et la connaissance de la quantité de fossiles brûlée permet de connaître, par différence, ce qui revient au "land use" en général.<br /> D'autres techniques d'évaluation de ce qui revient au "land use" permettent sans doute de corroborer tout cela.<br /> Il n'y a donc que peu de doute à avoir quant à l'origine de l'augmentation du CO2 atmosphérique.<br /> Quant au 14C, sa décroissance avant les années 60 semble corrélée à la combustion de fossile.<br /> Pour le 13C il faut aussi faire attention à la dilution par le carbone océanique (flux entrée/sortie de l'ordre de 100Gt/an)<br /> J'aimerais bien, si j'en avais le temps, faire un article simple (forcément) sur les points que je viens d'évoquer, afin de voir si on peut retomber sur ses pattes.<br /> Non pas que je doute évidemment, mais je trouve ça marrant.<br /> <br /> <br />
M
L'article sur le C14 est une pette révolution en soi, car les auteurs montrent que malgré les changements de C14 atmosphériques liés aux tests nucléaires, on peut fort bien avoir une meilleure précision avec 14CO que 13CO2. Enfin, si vous aviez lu cet article, vous le sauriez.Bah oui, la "précision" est meilleure qu'une précision qui ne permet nullement de conclure, ça donne quoi ? une précision qui ne permet nullement de conclure. La bonne affaire.Vous affirmez sans vergogne que "le dosage isotopique est utilisé depuis des dizaines d'années et n'a jamais été mis en défaut" et en guise de réf. précise et soi-disant NON hors sujet (parce que des HS balancées à la gueule des autres, ça vous en êtes spécialiste), vous citez un papier qui parle d'une "nouvelle approche révolutionnaire" avec des mesures saisonnières dans ... 2 stations. Sûrement révolutionnaire dans le genre méthode PC1 non centré du hockey stick.Bah mince, vous ne doutez de rien vous.
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